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Vendredi 10 janvier 2020

Actualiser les indicateurs


Qu'il s'agisse des quantités de phytos vendues par les distributeurs, ou des doses unités présumées utilisées par les agriculteurs, les principaux indicateurs de suivi du plan Ecophyto semblent de moins en moins refléter le risque sanitaire et environnemental posé par ces produits, et dont la réduction était l'objectif visé par les gouvernments successifs.

Plusieurs raisons à cela. Le marché du biocontrôle se développe, et il est considéré comme faisant porter de faibles risques pour les personnes et les milieux. Le marché de la bio se développe également ; il est fortement présumé que ces produits protègent les consommateurs du lymphome non hodgkinien, mais leur production est particulièrement gourmande en cuivre, anodine pour l'homme mais dont la concentration dans les milieux naturels commence à poser problème.

Bref, il est probablement temps d'oublier les quantités et les doses unités, pour se fixer de nouveaux indicateurs de suivi plus proches du risque réel encouru. Et non pas les supprimer car ils sont nécessaires pour justifier de l'usage des fonds publics investis.

Pour assurer la protection du consommateur et de l'agriculteur (du lymphome non hodgkinien), le moins mauvais indicateur n'est-il pas, en attendant mieux, la part de produits bio dans le panier des Français ? Pour protéger les milieux naturels, ne peut-on pas se fier à des indicateurs de résultats (prélèvements en rivières), comme cela est prévu dans la prochaine Pac ?

L'Inrae a été missionnée par le ministère, et nous donnera prochainement sa réponse.

Mathieu Robert



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