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Vendredi 04 octobre 2019

Bayer garde portes ouvertes son nouveau labo d’analyse


Le groupe Bayer a inauguré le 26 septembre à Lyon son nouveau laboratoire d’analyse de résidus phytosanitaires qu’il entend ouvrir régulièrement au public pour « faire mieux comprendre (des) activités » parfois décriées.


« En permettant aux gens de voir ce que nous faisons, nous voulons démythifier nos recherches », a expliqué le responsable mondial de la R & D Cropscience Bob Reiter. Tel est le mode de fonctionnement, inédit pour Bayer, du laboratoire réaménagé sur le site de La Dargoire, centre de Recherche et Développement sur la protection des plantes. D’un coût de 2,8 millions d’euros, il porte à 65 millions d’euros le montant total des investissements consentis depuis 12 ans sur le lieu, « unique en France car regroupant toutes les disciplines : biologie, biochimie, chimie, data science », a souligné la directrice du centre Rachel Rama. Le site a été conçu pour que des groupes – agriculteurs, étudiants ou scientifiques – « puissent venir sans déranger les chercheurs au travail », a-t-elle expliqué.

Plus de 1 300 visiteurs l’an dernier

Sur place, Bayer a déjà inauguré en 2017 un centre d’innovation, véritable « porte ouverte » sur la recherche qui est menée. Plus de 1 300 visiteurs s’y sont rendus l’an dernier. « Nous voulons permettre un débat plus serein et aussi plus scientifique » sur l’agrochimie, a appuyé la directrice de la communication de Bayer France Lise Lemonnier, alors que l’agrochimiste est régulièrement la cible de militants, notamment depuis son rachat de l’américain Monsanto.

Par souci de transparence, le groupe met aussi en ligne le résultat de ses analyses. Un site internet « Transparence » donne accès aux données scientifiques utilisées par les autorités pour évaluer la sûreté et la sécurité des produits Bayer dans le cadre de la procédure d’autorisation de mise sur le marché.

4500 échantillons par an

Les installations inaugurées le 26 septembre, remodelant l’ancien labo, utilisent des équipements de pointe pour déterminer les quantités résiduelles de pesticides subsistant dans les produits agricoles frais ou transformés. Derrière de grandes baies vitrées, le public est invité à découvrir comment travaillent la vingtaine de techniciens et experts du laboratoire. Leur mission concerne la phase de développement des phytos. Avant d’obtenir une autorisation de mise sur le marché pour une molécule nouvelle, Bayer doit en effet faire la preuve que son produit aura pratiquement disparu au moment de la commercialisation de la céréale, du légume ou du fruit traité. Le laboratoire traite environ 4 500 échantillons par an, qui concernent jusqu’à types de denrées. Il est équipé d’instruments permettant de trouver des résidus de l’ordre de 0,01 gramme par tonne. « C’est comme détecter la présence de quatre morceaux de sucre dilués dans une piscine olympique », a expliqué Florestan Desmaris, un des experts du laboratoire Bayer. Et pour cause, « les normes européennes fixent les standards les plus élevés au monde ».

« Démythifier nos recherches »

JCD



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