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Vendredi 18 mai 2018

Ours : un plan d’action 2018-2028 sans mesures concrètes


Publié sans fanfare le 14 mai sur le site de la Dreal d’Occitanie, le « plan d’action ours brun 2018-2028 » élabore les stratégies de gestion de l’espèce, sans expliciter concrètement les actions qui seront mises en place ou le budget alloué. De plus, il prévoit une évaluation et un ajustement régulier des actions menées.

Concernant la population d’ours, le plan prévoit le maintien « dans la durée d’une population viable dans les Pyrénées » soit un effectif « d’au moins cinquante individus sexuellement matures ». Selon le réseau Ours brun, la population était de 43 individus en 2017, décompte qui inclut les jeunes individus. Pour « renforcer la population », le plan annonce le « remplacement de tout ours qui aurait disparu du fait de l’homme ». De plus, alors que la réintroduction de deux ourses dans le Béarn a déjà été entérinée par le ministre de la Transition écologique, le plan laisse envisager d’autres réintroductions, afin d’assurer la conservation de la population en évitant les risques de consanguinité. Pour ce dernier point, même si « la dynamique positive de la population doit en priorité être assurée par la reproduction des ours locaux », ce nouveau plan affirme que la réintroduction « constitue la meilleure chance d’obtenir à terme une population viable ».

Autre volet, le plan prévoit, sans grandes innovations, l’accompagnement des activités pastorales en territoire de présence de l’ours. Les principales mesures évoquées sont le renforcement de la surveillance des troupeaux et la mise en place de protection de troupeaux tels que des chiens de protections ou des parcs de nuit ainsi qu’un appui technique et des formations en direction des éleveurs et des bergers.

Enfin, l’amélioration du système d’indemnisation des dommages promet la simplification des déclarations. Une convergence vers le système de calcul de l’indemnisation pour le loup est également évoquée. Harmonisation qui conduira à « une reconnaissance accrue de la protection des troupeaux », sans toutefois évoqué clairement de conditionnalité. En effet, les « conditions de versement d’une indemnisation plus équitable », entre les dommages dus au loup et ceux causés par l’ours, feront l’objet d’une réflexion nationale.

La réintroduction « constitue la meilleure chance d’obtenir à terme une population viable »

AJ



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