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Vendredi 06 septembre 2019

Sécheresse: au moins 55 M€ de dégâts chez les clients Groupama


Au printemps et à l’été 2019, la sécheresse a provoqué au moins 55 M€ de dégâts toutes cultures confondues, a indiqué Groupama à Agra Presse le 2 septembre. L’assureur fait état de « plus de 14 000 déclarations » sur cette période. La sécheresse a touché les maïs « pendant les périodes de floraison », mais aussi « les cultures tardives » (pommes de terre, betteraves, localement vigne et certaines cultures d’hiver). Au-delà de cette estimation « provisoire », Groupama s’attend « à encore plus de pertes sur les maïs semences notamment ».

A l’automne 2018, un précédent épisode de sécheresse avait notamment perturbé les semis de colza, causant « environ 20 M€ de dégâts pour plus de 7 500 déclarations ». Plus prudent sur les dommages aux prairies, Groupama observe, à fin juillet, « des zones fortement impactées par des déficits de production d’herbe ». Les régions les plus touchées, selon l’assureur : le quart Nord-Ouest et le Massif central (avec « des records de pertes à 71 % sur des contrats en Rhône-Alpes »), ainsi que le Grand Est. À cette date, Groupama n’est pas en mesure de « communiquer sur des montants d’indemnisation », car « la couverture assurantielle des prairies est cumulative sur l’ensemble de la période de pousse, jusqu’à fin octobre. »

Cette géographie du déficit fourrager est confirmée par Agreste, qui indique, dans une note du 30 août, que la pousse des prairies permanentes accuse un déficit de 18 % par rapport à la référence 1982-2009. Arrêté au 20 août, ce bilan montre une aggravation par rapport aux chiffres du 20 juillet (-11 %), à mettre sur le compte des « conditions climatiques exceptionnelles (deuxième épisode caniculaire fin juillet suivi de faibles précipitations en août »). Seule la façade Ouest semble relativement épargnée, la pousse de l’herbe étant même excédentaire en Aquitaine. Au niveau national, « plus des deux tiers des régions fourragères sont maintenant déficitaires et 23 % présentent un déficit important », précise le service de statistique du ministère de l’Agriculture.

Groupama prudent sur l'estimation des dégâts en prairies

YG