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Des marques appellent à généraliser l’étiquetage de l’origine

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Le collectif « En vérité », composé d’une soixantaine de marques de l’agroalimentaire, milite auprès des parlementaires pour inscrire le sujet de l’affichage de l’origine dans la séquence « LOA » en fin d’année.

Le collectif « En vérité » veut mettre la question de l’affichage de l’origine des produits alimentaires à l’agenda de la séquence parlementaire sur le projet de loi d’orientation agricole (LOA), prévue pour le mois de décembre. L’organisation rassemblant une soixantaine de marques défend auprès des députés et des sénateurs une proposition de loi visant à rendre obligatoire l’étiquetage de l’origine des matières premières agricoles, a indiqué le nouveau président du collectif David Garbous, lors d’une conférence de presse le 9 octobre.

Elle porte, par ailleurs, un prototype de logo pour indiquer la provenance des matières premières et le lieu de fabrication d’un produit. Cet affichage simplifié est « transposable au niveau européen », affirme David Garbous. Selon une étude commandée par le collectif à l’institut Appinio, 86 % des consommateurs français souhaitent disposer d’une information sur l’origine lorsqu’ils font leurs achats. Elle montre aussi que l’affichage de l’origine a des effets considérables sur les intentions d’achat (multiplication par dix sur un ketchup, par exemple).

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Les marques transparentes pénalisées

« Aujourd’hui, il n’y a pas de transparence sur l’origine », pointe le journaliste spécialiste de la distribution, Olivier Dauvers. « Quand vous revendiquez seulement ce qui vous arrange, vous n’êtes pas dans la transparence », poursuit-il, évoquant des marques qui affichent seulement les mentions géographiques perçues de façon positive par le consommateur, comme l’origine France de certains composants. Effet collatéral : l’absence d’obligation d’une information complète des consommateurs sur l’origine des produits pénaliserait les entreprises les plus vertueuses. Ainsi, en faisant le choix d’afficher l’origine de la matière première sur toutes ses conserves de haricots verts, D’Aucy se retrouve « dépositionné » sur certaines gammes en provenance du Kenya ou de Madagascar « par rapport à ceux qui ne jouent pas le jeu », affirme le directeur général du groupe, Nicolas Facon. Car les haricots verts importés représentent « 20 % des volumes et 40 % du marché », explique-t-il.

Même observation sur les yaourts Vrai au rayon des laitages. La marque du groupe Olga (ex-Triballat Noyal) a lancé une gamme de yaourts aux fruits revendiquant une origine française, voire régionale, mais l’effet sur les ventes n’a pas été celui escompté. La faute, selon le chef de marque, Adrien Decool, au manque de transparence de ses concurrents. « Tout le monde raconte bien le lait […], mais sur l’ingrédient secondaire, le fruit, rien », constate-t-il. Conséquence : « Le consommateur ne voit pas la différence ». Pour ces deux marques, membres du collectif, une obligation d’affichage de l’origine est donc nécessaire.

« Le consommateur ne voit pas la différence »