Abonné
Des divergences au sein de la Commission européenne ont bloqué, le 31 octobre, l’adoption du rapport attendu sur la possibilité d’étiqueter l’origine des viandes utilisées dans les produits transformés (1). Le projet de rapport estime que la mise en place d’un tel dispositif serait extrêmement coûteux pour les consommateurs. Selon les estimations de la Commission les coûts de production pourraient augmenter de 15% à 50% pour le secteur si le pays d’origine devait être étiqueté. L’adoption a été renvoyée à « plus tard », indique-t-on à la Commission. Dans un communiqué, les ministres français de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, et de la consommation Benoît Hamon, ont demandé que ce report soit « mis à profit pour approfondir l’impact des différents scenarii envisagés, qui devra concilier les coûts et l’exigence des consommateurs d’une alimentation de qualité et d’une plus grande transparence, le prix n’étant pas, et ne devant pas être, l’unique critère de choix ». « La France prend acte de ce report et regrette l’absence d’ambition de la Commission européenne à répondre aux aspirations des consommateurs européens qui plébiscitent à 90% le marquage d’origine des viandes en tant qu’ingrédients », soulignent les ministres. Paris a quand même obtenu que cette question soit inscrite, en points divers, à l’ordre du jour du Conseil agricole du mois décembre.
(1) Voir n°3418 du 21/10/2013
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Suivi
Suivre
Suivi
Suivre