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Vendredi 31 mai 2019

Abattoirs : Didier Guillaume ouvert à de nouvelles mesures


Le ministre de l’Agriculture a reçu, le 24 mai, les recommandations du Comité national d’éthique des abattoirs (Cneab), en vue de la présentation d’une « feuille de route » sur le sujet, le 5 juin prochain. Didier Guillaume s’est dit ouvert à de nouvelles mesures après celles issues de la loi Egalim (vidéosurveillance, abattage mobile) : « J’ai pris l’engagement que, pour tout ce qui est de l’ordre du réglementaire, nous avancerons, et pour ce qui est législatif, nous regarderons », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse le même jour. Le gouvernement, a-t-il expliqué, « veut travailler dans deux directions : des mesures fortes sur le bien-être animal et sur les abattoirs ».

Le ministre de l’Agriculture a par ailleurs annoncé que le Cneab serait pérennisé. Ce groupe de travail, réunissant industriels, salariés, ONG, représentants des cultes a été créé en 2017 et intégré au CNA (Conseil national de l’alimentation). Ses premières recommandations ont d’ailleurs été validées en février par le CNA, avant d’être remises au ministre. Ces recommandations n’ont pas été présentées officiellement. « Didier Guillaume a demandé que l’on aille plus loin, et de présenter une nouvelle feuille de route en juin », a expliqué le président du CNA, Guillaume Garot.

Quelques-unes des recommandations soumises au ministre ont été présentées rapidement à l’oral à la presse, par le président du Cneab, Jean-Luc Angot : l’harmonisation des grilles d’évaluation du bien-être animal, l’accompagnement des expérimentations (vidéosurveillance, abattage mobile), une communication sur les abattoirs, notamment auprès des jeunes afin d’éviter des formes de déni de l’abattage, et la mise en place des Comités locaux abattoirs par établissement (et non plus seulement par département).

Guillaume Garot a également livré certaines de ses préconisations : généraliser les bonnes pratiques de certains abattoirs, renforcer les moyens de contrôles, renforcer les formations et les compétences requises, continuer à investir dans les abattoirs.

« Pour tout ce qui est de l’ordre du réglementaire, nous avancerons, et pour ce qui est législatif, nous regarderons »

MR