Identification Abonnement

Imprimer cet articleEnvoyer à un ami
Vendredi 26 juin 2020

Accord imminent sur l’enrichissement du label « Le porc français »


Le label « Le porc français » (LPF) se verra complété par des critères environnementaux et sur le bien-être animal « fin 2021 », a annoncé Bernard Vallat, président de la Fict (charcutiers industriels) lors d’une conférence de presse le 24 juin. « Des obligations seront introduites », a-t-il précisé, se félicitant de cette « avancée majeure pour rejoindre la demande majoritaire des consommateurs ». Après des mois de discussions difficiles sur ce sujet – notamment sur le volet bien-être animal –, un accord a été trouvé « entre toutes les familles de l’interprofession », d’après M. Vallat, fraîchement réélu lors de l’assemblée générale de sa fédération le 18 juin. Militant de longue date pour cette évolution, le président de la Fict s’est félicité que sa fédération ait « influencé les autres familles de l’interprofession, notamment les producteurs et les abatteurs, pour transformer radicalement le cahier des charges ».

Les contours de l’enrichissement du label LPF ont été validés par le conseil d’administration d’Inaporc en mai, confirme son directeur Didier Delzescaux à Agra Presse. Ce travail sera soumis au vote lors de l’assemblée générale de l’interprofession porcine, qui se tiendra le 30 juin à huis clos. En cas d’adoption, les nouveaux critères seront « déployés au deuxième semestre 2020, avant un bilan fin 2021 et un basculement en 2022 », ajoute M. Delzescaux. Les mesures envisagées portent notamment sur « le bien-être animal et les équipements en élevages », confirme-t-il.

Garantissant l’origine française de la viande de porc, le label LPF constitue le socle de base de la nouvelle segmentation prévue par le plan de filière porcine. Il est présent sur 30 % des produits contenant du porc (Inaporc, 2018), une part qui monte à 85 % pour les produits de charcuterie. Au niveau des élevages, il couvre une écrasante majorité de la production, et l’objectif affiché dans le plan de filière est « d’amener plus de 98 % de la production porcine et des opérateurs de la filière porcine à respecter le socle minimum » du label LPF.

Les mesures envisagées portent notamment sur le bien-être animal

YG



Téléchargement