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Vendredi 08 novembre 2019

Casino et Intermarché visés par une enquête de Bruxelles


La Commission européenne a annoncé, dans un communiqué du 4 novembre, ouvrir une enquête sur une possible collusion entre les enseignes de grande distribution Casino et Intermarché. L’objectif pour Bruxelles est de déterminer si les deux distributeurs français « ont coordonné leurs activités relatives au développement de leurs réseaux de magasins et leurs politiques de prix à l’égard des consommateurs », en violation des règles de concurrence européenne.

Entre 2014 et 2018, Casino et Intermarché s’étaient alliés au sein de la centrale d’achats Incaa. La centrale a été dissoute en 2018 après que Casino ait choisi de s’allier à Auchan. La DG concurrence craint que les distributeurs ne soient allés au-delà de l’objectif de leur alliance (négociations auprès des plus importants fournisseurs de marques nationales, hors PME, MDD, produits frais ou agricoles) et ne se soient livrés à un comportement anticoncurrentiel tant sur les prix affichés en rayon que sur la répartition sur le territoire de leurs points de vente.

Des « inspections inopinées » d’agents de la Commission européenne avaient eu lieu en mai dans les locaux des deux enseignes. Aucun délai légal n’est prévu pour la clôture d’une telle enquête. « La durée de ce type d’enquête dépend de divers éléments, dont la complexité de l’affaire, le degré de coopération des entreprises en cause avec la Commission et l’exercice des droits de la défense », rappelle Bruxelles.

Pour autant, la Commission européenne ne remet pas en cause le principe des alliances aux achats. Elles « permettent d’offrir de meilleurs prix pour les produits de marques alimentaires et d’hygiène, que les consommateurs achètent quotidiennement », assure Margrethe Vestager, commissaire chargée de la politique de concurrence, citée dans le communiqué. « De tels avantages peuvent toutefois disparaître rapidement si les détaillants utilisent ces alliances pour s’entendre sur leurs activités de vente », alerte-t-elle.

La DG concurrence craint que les distributeurs ne se soient livrés à un comportement anticoncurrentiel

AJ



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