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Vendredi 28 février 2020

Chats versus Amap


La région île-de-France concentrerait plus de la moitié des Amap françaises, alors qu’elle accueille moins d’un cinquième de la population nationale. Un chiffre qui témoigne de l’appétit d’une partie des Franciliens pour les produits de proximité, de qualité, et pour les conditions de vie des agriculteurs. Cet intérêt se manifeste également dans les programmes des partis de gauche à la municipale parisienne : les Verts vont jusqu’à évoquer la création de supermarchés municipaux 100 % locaux et Anne Hidalgo une « coopérative agricole » municipale. Alors peut-être n’avons-nous pas bien cherché, mais en sillonnant les allées du Salon de l’agriculture, difficile de croiser une Amap, ou même un stand de leurs représentants, comme le Miramap. Pourtant, le Salon est, par excellence, le lieu de rencontre entre les agriculteurs et les Franciliens. Or, c’est le principe même des Amap. Par contre, au Salon, on croise la candidate Les Républicains aux municipales de Paris, Rachida Dati. Et elle n’est pas venue pour parler avec les agriculteurs, a-t-elle déclaré au micro de Sud Radio. Non, c’est « aux animaux domestiques » qu’elle a rendu visite, à tous ces chiens et chats dont est rempli le hall 7,1 du Salon. Croquignolet, non ? À une époque où tous les syndicats agricoles prônent le soutien des municipalités aux circuits courts, les organisateurs du Salon de l’agriculture – 600 000 visiteurs tout de même – ne pourraient-ils pas troquer quelques toutous contre des Amap ?

Mathieu Robert