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Vendredi 17 avril 2020

Covid-19 et biodiversité


Bruxelles vient de reporter la parution de sa stratégie biodiversité, la COP 15 est décalée à 2021, les budgets des États risquent d’être très serrés dans les prochains mois, voire années. À première vue, la crise du Covid-19 n’est pas une bonne nouvelle pour la biodiversité. Pour autant, le débat en tant que tel devrait être significativement simplifié et accéléré par cette pandémie. En effet, jusqu’ici, pour le commun des mortels, la cause de la biodiversité avait du mal à s’ancrer dans l’urgence et dans le concret. Souvent vu comme une considération quasi esthétique, mal fondée moralement, ou comme une menace lointaine, la cause de la biodiversité avait du mal à avancer, au regard des enjeux pourtant bien réels avancés par les chercheurs. Gageons que la crise du coronavirus pourra changer cela. Et que les appels répétés et souvent vains des chercheurs à enrayer l’effondrement de la biodiversité feront désormais écho à la crise que nous vivons. Car cette crise, nous disent ces mêmes chercheurs, trouve son origine dans la dégradation de milieux naturels, les déplacements de populations animales et leurs maladies associées. En quelques semaines, l’affaire de la biodiversité a pris une tournure très concrète. Elle vient de se faire sa place à l’agenda agricole au côté des autres grands défis agricoles à relever : la sécurité alimentaire, la diminution des gaz à effets de serre et la préservation de la santé humaine.

Mathieu Robert



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