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Vendredi 26 juin 2020

En porc, Pékin confierait à la France l’agrément des futures entreprises exportatrices


La Chine a récemment décidé de « confier l’agrément des établissements [exportateurs] et leur inspection aux services vétérinaires français », s’est félicité le président de la Fict (industriels de la charcuterie) Bernard Vallat, lors d’une conférence de presse le 24 juin. Et de préciser que « les services vétérinaires pourront proposer des listes et assureront l’inspection de la conformité aux exigences chinoises, qui resteront les mêmes et sont extrêmement lourdes. »

Les autorités chinoises ont donné leur accord de principe « dans un courrier officiel la semaine dernière », confirme Didier Delzescaux, le directeur d’Inaporc (interprofession porcine), à Agra Presse. Mais les discussions sur les modalités sont encore « en cours ». « En période de rodage, les Chinois ont souhaité que certaines inspections françaises soient accompagnées d’un reportage vidéo suivi en temps réel par leurs autorités », explique M. Vallat. Une disposition qui, espère-t-il, ne portera pas sur les charcutiers, mais seulement « sur certains abattoirs ».

La décision de confier l’inspection aux services français – qui s’applique aux nouveaux candidats à l’exportation – résulte d’une « très longue action de lobbying avec le soutien des pouvoirs publics, y compris du président de la République lui-même », rappelle encore le président la Fict. « C’est un pas de géant pour l’accès au marché chinois », souligne-t-il. Actuellement, obtenir l’agrément pour y exporter suppose de « traduire un dossier de plusieurs centaines de pages en chinois, puis attendre une mission de validation deux ou trois ans ». « Ça a été un parcours du combattant de faire agréer huit entreprises de charcuterie », relève le président de la Fict. Mais l’explosion de la demande chinoise, provoquée par l’épizootie de peste porcine africaine (PPA), a conduit à « un allègement qui a permis à des entreprises d’introduire treize demandes supplémentaires, actuellement en cours d’instruction », d’après M. Vallat.

Un reportage vidéo suivi en temps réel par les autorités chinoises

YG



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