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Vendredi 07 juin 2019

ESB au Brésil : la FNB veut développer « très vite » l’export vers la Chine


Les éleveurs français pourront-ils profiter du récent coup d’arrêt des exportations brésiliennes en Chine ? C’est ce que souhaite la FNB (éleveurs de bovins viande de la FNSEA). Dans un communiqué du 4 mai, la fédération a appelé les entreprises de l’aval à « saisir dans les plus brefs délais » l’opportunité créée par la découverte, au Brésil, d’un cas d’ESB « atypique ». Un cas isolé qui a poussé le ministère brésilien de l’Agriculture à suspendre ses expéditions vers l’Empire du milieu, en raison d’un protocole bilatéral entre les deux pays.

La maladie a été découverte le 31 mai, lors de l’inspection ante-mortem en entrée d’abattoir d’une vache de 17 ans. L’animal, né dans un élevage herbager naisseur-engraisseur, a été tué et incinéré. Le Brésil conserve toutefois son statut indemne, l’OIE (Organisation internationale de la santé animale) ayant jugé le risque « insignifiant ». L’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) se décline parfois en cas atypiques, des « formes naturelles et sporadiques » de la maladie qui ne sont pas liées à l’ingestion de produits animaux contaminés.

Cette annonce a soudainement privé la Chine de son fournisseur privilégié (40 % des importations). En France, les éleveurs bovins de la FNB exhortent les entreprises à s’engouffrer dans la brèche. Après 17 ans d’embargo lié à la maladie de la vache folle, l’Hexagone a de nouveau accès au marché chinois depuis l’accord du 25 juin 2018. Cinq entreprises françaises disposent d’un agrément leur permettant d’y exporter (SVA Jean Rozé, Sicarev, Elivia, Puigrenier et Bigard). Mais, depuis la levée de l’embargo, seulement six tonnes de viandes bovines françaises ont été expédiées vers l’Empire du milieu, d’après la FNB. Maintenant que le Brésil est sur la touche, les industriels français « n’ont plus aucune excuse », conclut la fédération. Reste que la France n’est pas le seul pays à vouloir satisfaire l’appétit chinois grandissant pour la viande bovine.

Les industriels français « n’ont plus aucune excuse »

YG



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