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Vendredi 13 décembre 2019

Foie gras : L214 pointe un élevage de Dordogne dépendant d’un lycée agricole


L’association de défense des animaux L214 a diffusé, le 10 décembre, une vidéo dénonçant les conditions d’élevage des canards à foie gras au domaine de la Peyrouse, exploitation dépendant du lycée agricole de Périgueux (Dordogne). Régulièrement médaillé au concours général agricole, cet élevage comprend un couvoir, des salles de gavage et un abattoir. Les images ont été « filmées par un lanceur d’alerte » en « octobre et novembre 2019 », précise un communiqué du 11 décembre. Elles montrent des « milliers de canetons jetés vivants dans les poubelles du couvoir », des canetons mâles « bloqués sur un carrousel où la pointe de leur bec est brûlée », ainsi que des canards qui « reprennent conscience après la saignée ».

« En France, seuls les canards mâles sont gavés », explique L214, « les canetons jugés inaptes et les canetons femelles sont écartés ». D’après son communiqué, l’ONG a porté plainte au tribunal de grande instance de Périgueux et « signalé la situation aux services vétérinaires de la Dordogne ». Enfin, L214 « réclame des sanctions exemplaires », en demandant au ministère de l’Agriculture « l’interdiction à l’exploitation de servir de centre de formation, ainsi que le retrait de la médaille d’or » du concours général.

« La médaille d’or du concours général agricole récompense les " meilleures production agricoles ". Cette enquête montre donc les meilleures pratiques en France pour la production de foie gras », appuie Sébastien Arsac, porte-parole de L214, cité dans le communiqué. De son côté, le Cifog (interprofession des palmipèdes gras) estime que « ces images ne reflètent pas la réalité des pratiques du lycée agricole et de nos professionnels ».

« Nous sommes choqués, réagit Marie-Pierre Pé, directrice du Cifog, interrogée par Agra Presse. Ce n’est pas possible qu’on retrouve des canetons vivants mélangés avec des morts dans des bacs destinés à l’équarrissage ». « Nous sommes en train de voir ce qui a pu se passer, mais il y a certainement eu un acte de malveillance », conclut-elle.

Des images qui ne reflètent pas « la réalité » du lycée agricole, selon le Cifog

YG