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Vendredi 08 novembre 2019

La part agricole du PIB français ne baisse (presque) plus


Le déclin de la part de l’agriculture dans la valeur ajoutée totale de la France a ralenti durant les deux dernières décennies, pour devenir presque stable, nous apprend une note de la direction générale du Trésor parue le 5 novembre. Cette part est passée de 2,3 % à 1,6 % entre 2000 et 2016 ; elle a baissé de 0,6 point entre 2000 et 2006, puis seulement de 0,1 point entre 2006 et 2016. Parmi les principales économies étudiées, des États-Unis à la Chine, en passant par le Brésil, aucune ne voit la part de son agriculture progresser dans le PIB national. Elle baisse ou stagne partout.

Cette même note souligne que l’agriculture figure encore parmi les secteurs qui constituent pour la France un « avantage comparatif révélé », tandis que l’automobile a par exemple basculé parmi les « désavantages comparatifs » de la France ; cet indicateur dérivé du solde commercial extérieur répond à la question : « quels sont les points forts et les points faibles d’une économie ? » Toutefois, même si l’agriculture reste un « point fort » de l’économie française, l'« avantage comparatif » qu’il révèle s’est érodé sur la période 2006-2016. Elle figure en 9e place parmi les grandes branches d’activité les plus solides. L’industrie agroalimentaire apparaît, quant à elle, en 5e place, également en déclin. En tête, figurent l’aéronautique, le tourisme, la chimie et le secteur finance/assurance.

PRODUCTION

MR