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Vendredi 08 novembre 2019

La production mondiale de vin redescend à un niveau moyen


Après un volume de production exceptionnellement élevé en 2018, la production mondiale de vin de 2019 est estimée à 263 millions d’hectolitres (Mhl), selon l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV). Le niveau de production est ainsi est « revenu au niveau moyen de ces dernières années ».


Entre l’année de production très basse en 2017 (à 249 Mhl) et l’année de production haute en 2018 (à 294 Mhl), la production mondiale de vin est redescendue à un niveau moyen en 2019, situé entre 258 et 267 Mhl, avec une estimation de milieu de fourchette à 262,8 Mhl, selon les premières estimations de l’OIV pour l’année 2019, délivrées le 31 octobre. Ce repli de 30 Mhl est dû pour une bonne part à la baisse de 15% de la vendange de l’UE, qui représente 60 % de la production mondiale.

Les trois pays producteurs majeurs que sont la France (41,9 Mhl), l’Italie (46,6 Mhl) et l’Espagne (34,3 Mhl) ont vu leur vendange chuter : - 15 % dans les deux premiers pays et - 24 % en Espagne. Paul Roca, directeur général de l’OIV, a mentionné, comme cause de ce repli, un printemps froid et pluvieux suivi d’un été caniculaire et très sec. Ces trois pays représentent à eux seuls 80 % de la vendange de l’UE, a rappelé l'OIV.

Les États-Unis en veine depuis quatre ans

La contraction de la production par rapport à 2018 est enregistrée dans la plupart des pays de l’UE. Cependant, alors qu’en Italie, en France et en Espagne, la production est faible non seulement par rapport à 2018 mais aussi par rapport à leur dernière moyenne quinquennale précédente (période 2014-2018), « d’autres pays affichent des niveaux de production alignés ou même supérieurs à leur dernière moyenne quinquennale ». L’Allemagne devrait avoir vendangé 9 Mhl (- 12% par rapport à 2018), l’Autriche 2,6 Mhl (- 4 %), la Roumanie 4,9 Mhl (- 4 %) et la Hongrie 3,2 Mhl (- 6 %). Le Portugal, avec 6,7 Mhl, « est le seul pays de l’UE avec une production de vin plus importante que l’année précédente (+ 10 %) et au-dessus de sa moyenne quinquennale (4 %).

En dehors de l’UE, le volume de production en Suisse (1,1 Mhl, - 6 %) est supérieur de 10 % à la moyenne observée sur la période 2014-2018. La vendange est en hausse en Russie (6 Mhl, + 7 %). Les États-Unis auraient vendangé 23,6 Mhl, « un niveau élevé de production pour la quatrième année consécutive », même s’il correspond à un recul de 1 %.

Au total, l’hémisphère Nord aura vendangé 15 % de moins qu’en 2018.

L'hémisphère Sud recule également

La vendange de l’hémisphère Sud, réalisée en février-mars, est en baisse de 5 %, notamment du fait de vendanges plus basses en Argentine et au Chili. En Argentine, la production de vin en 2019 devrait atteindre 13 Mhl (- 10 % par rapport à 2018). Au Chili, avec 11,9 Mhl, elle enregistre une baisse de 7 % et une augmentation de 8 % par rapport à la moyenne quinquennale. Le Brésil a un volume de production de vin estimé à 2,9 Mhl, « soit plus de 10 % de plus que sa moyenne quinquennale ». L’Afrique du Sud est créditée d’une production de vin de 9,7 Mhl, en reprise de 3 %, après un effondrement en 2018 du fait d’une sécheresse, mais le pays ne s’en est pas relevé. « C’est le seul grand pays producteur qui, pour la deuxième année consécutive, enregistre un volume de production inférieur à la moyenne (- 9 % par rapport à la moyenne quinquennale) », note l'OIV.

En Océanie, l’Australie enregistre une légère baisse du volume de production de vin, estimé à 12,5 Mhl (- 3 % par rapport à 2018 mais globalement en ligne avec sa moyenne quinquennale). En Nouvelle-Zélande, la production de vin enregistre pour la quatrième année consécutive un chiffre proche de 3 Mio hl en 2019 (- 1 %).

Le repli de 30 Mhl est dû pour une bonne part à la baisse de 15% de la vendange de l’UE

MN