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Vendredi 30 août 2019

Le gouvernement va autoriser une soixantaine de retenues d’eau d'ici à 2022


Le gouvernement va autoriser la mise en place d’une « soixantaine » de retenues d’eau sur le territoire d'ici à 2022 pour mieux gérer l’irrigation des terres agricoles, toujours plus affectées par les sécheresses, a affirmé le 29 août le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume.

« On ne va pas regarder la pluie tomber du ciel pendant six mois et la chercher les six autres mois de l’année », a défendu M. Guillaume sur le plateau de CNews. « Il s’agit de capter l’eau de pluie, de la retenir dans des retenues collinaires (…) pour pouvoir la restituer après dans les sols lorsqu’il y a sécheresse », a-t-il expliqué.

Alors que ces projets sont régulièrement attaqués devant les tribunaux administratifs par les associations de défense de l’environnement, le ministre a rappelé avoir, avec le ministère de la Transition écologique, « obtenu une instruction arbitrée par le Premier ministre » pour « à nouveau faire des retenues d’eau ». Treize projets de « bassines » dans le département des Deux-Sèvres, deux en Charente-Maritime et un dans la Vienne, sont notamment contestés par des manifestants, qui dénoncent un système pompant principalement les ressources des nappes souterraines et soutenant l’agriculture jugée intensive.

Les retenues vont « se faire sur des projets de territoire discutés » avec les écologistes, a affirmé Didier Guillaume, appelant au « pragmatisme » pour que l’agriculture « soit résiliente et puisse avancer ». D’après M. Guillaume, les agriculteurs utilisent « 30 % de moins d’eau aujourd’hui qu’il y a 10 ou 15 ans » et sont toujours plus nombreux à s’engager dans la « transition agroécologique ». « Si on veut continuer à avoir une agriculture française, et ne pas importer (des produits agricoles, NDLR) dont nous ne voulons pas, alors il faut que l’agriculture française soit résiliente », a-t-il martelé.

JCD, avec l’AFP



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