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Vendredi 19 juillet 2019

Pas de solution facile


Les filières viande, sucre et éthanol font feu de tout bois pour tenter de convaincre les parlementaires de limiter, ou d’empêcher, la signature de traités commerciaux avec le Nouveau Monde, Mercosur ou Canada. Et l’on comprend aisément pourquoi, car ces traités devraient entraîner, a minima, des baisses de prix sur leurs marchés européens, et probablement aussi des importations supplémentaires.

Même si cet accord porte essentiellement, pour l’agriculture, sur des tarifs et des contingents douaniers, il vient relancer – on le voit beaucoup au Parlement – des débats sur les écarts de standards de production à travers le monde. OGM, phytos, antibiotiques, traçabilité… Tous les serpents de mer de la concurrence déloyale ressurgissent. À l’occasion, on s’étonne parfois d’entendre des parlementaires faire comme si les importations de ces pays allaient débuter avec ces accords.

Le problème des écarts de standards de production est devant nous, et plusieurs solutions existent pour le régler, dont aucune ne semble facile. Le maintien – voire le rehaussement – des tarifs douaniers en est une, imparfaite, et qui peut coûter cher aux secteurs les plus compétitifs, comme le vin.

L’autre voie est diplomatique. L’idée proposée par le président d’Inaporc Guillaume Roué, de porter à l’OMC une renégociation de l’Accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires (Accord SPS), est une voie souhaitable, mais longue, très incertaine. Tout comme tenter d’imposer des normes environnementales dans le Codex alimentarius, comme le fait déjà la France.

Mathieu Robert



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