Identification Abonnement

Imprimer cet articleEnvoyer à un ami
Vendredi 01 mars 2019

Un premier bilan positif de la loi anti-gaspillage alimentaire


À l’occasion du Salon de l’agriculture, Guillaume Garot, député de la Mayenne et président du Conseil national de l’alimentation (CNA), a fait un premier constat chiffré positif de la loi anti-gaspillage alimentaire, voté en février 2016. Les données des banques alimentaires indiquent des dons en hausse, de 27 % en Guadeloupe ou encore 50 % en Haute-Vienne, a rapporté l’élu. Il conduit actuellement un rapport d’évaluation sur les effets de la loi qui devrait être publié dans le courant de l’été. « 97 % des grandes surfaces font des dons. Un test est mis en place en restauration collective pour donner des repas chauds déjà constitués. La dynamique est là, c’est super », s’est félicité le rapporteur de la loi. « On donne plus, très bien. Mais est-ce qu’on donne bien ? », a-t-il ensuite nuancé. Selon lui, certaines grandes surfaces ne jouent pas le jeu de la qualité et laissent les associations faire le tri des produits. « Le don est assorti d’une déduction fiscale, j’attends donc de la distribution qu’elle soit dans l’exigence qualité », a affirmé Guillaume Garot. Il prône l’instauration de mécanismes nouveaux pour garantir cette qualité. Autre ombre au tableau, les associations qui reçoivent les dons manquent de moyens humains et matériels pour assurer le support logistique. « J’ai échoué en 2019 mais je pense qu’il est possible de voter un fond public issu de la taxe sur les activités polluantes dans la prochaine loi de finance », a-t-il assuré. Le député de la Mayenne a également rappelé l’importance de simplifier le cadre fiscal pour encourager le don des agriculteurs.

Guillaume Garot a dressé ce bilan à l’occasion du lancement d’une application de don alimentaire par Solaal. L’objectif de cet outil numérique est de faciliter les dons en mobilité depuis un entrepôt ou un hangar. L’application permettra également aux exploitants agricoles de visualiser l’ensemble de leur don annuel pour faciliter le calcul de leur déduction fiscale.

« On donne plus, très bien. Mais est-ce qu’on donne bien ? »

Tanguy Dhelin