Biosécurité

Le gouvernement a abaissé, le 10 mai, le niveau de risque lié à l’influenza aviaire, excepté dans 19 départements touchés par la maladie. Bilan – encore provisoire – de cet épisode 2021-2022 : 1 374 foyers en élevages et 16 millions de volailles abattues.

Après le Sud-Ouest, la Vendée et le Maine-et-Loire, l’influenza aviaire embrasera-t-elle deux autres bastions de la production avicole française, la Bretagne et la Sarthe ? La semaine dernière était décisive avec la mise en place par les pouvoirs publics d’un « pare-feu » pour tenter…

L’Anses est parvenue à un scénario « crédible » pour expliquer l’introduction de l’influenza aviaire en Vendée. Une conjonction entre oiseaux migrateurs, tempêtes printanières et concentration d’animaux.
En visite en Vendée le 22 mars, le ministre de l’Agriculture a annoncé un dépeuplement total des zones touchées par l’influenza. Des mesures spécifiques visent à protéger les élevages de reproducteurs, et les premières indemnisations sanitaires ont été versées.
Dans les Pays de la Loire, la propagation fulgurante de l’influenza aviaire dépasse les capacités d’euthanasie, selon la Conf'. Des doutes apparaissent sur la reprise de la production dans le Sud-Ouest, qui dépend largement des animaux reproducteurs élevés dans l’Ouest.

Alors que les cas se multipliaient ces derniers jours en Vendée et en Loire-Atlantique, le ministère de l’Agriculture a annoncé, dans un communiqué le 6 mars, un renforcement des mesures avec la suspension des expéditions de poussins et d’œufs à couver produits dans tous les couvoirs…

Après le violent épisode d’influenza aviaire de cet hiver, le ministère a fixé le début des remises en place de volailles dans le Sud-Ouest au 29 mars. En tout, plus de 4,1 millions de volailles ont été abattues.