Négociations internationales

Les chambres d’agriculture pèsent le risque d’un accord à l’OMC

Réduction des droits de douane, suppression à terme des subventions à l’exportation… les grandes lignes d’un accord à l’OMC sont connnues. Encore fallait-il peser les conséquences, secteur par secteur, des négociations en cours dans le cadre du dycle de Doha. C’est ce qu’a fait l’APCA (Assemblée permanente des chambres d’agriculture) pour sa session semestrielle qui s’est tenue à Paris les 20 et 21 juin. A quelques jours d’une nouvelle réunion à Genève (du 29 juin au 2 juillet), les chambres consulaires ont aussi invité le ministre de l’agriculture pour « sonder » la capacité de résistance du gouvernement français et de l’Union européenne. « M. Mandelson n’a plus de marge de flexibilité », a-t-il répondu à Luc Guyau, président de l’APCA, voulant dire qu’il n’était pas question d’accepter de céder un iota de plus à Genève.

Tous les secteurs agricoles ne seront pas touchés de la même manière par un accord éventuel à l’OMC. C’est notamment ce que montrait une analyse conduite par Daniel Bigou, chargé des questions internationales à l’APCA. Selon l’importance des droits de douane de l’Europe, selon, les différentiels de prix dans le monde, selon la nature de l’accord éventuel et les stratégies des pays exportateurs, les secteurs agricoles seront plus ou moins sensibles à la conclusion du cycle de Doha.