Perturbateurs endocriniens : feu vert des États membres à une définition européenne

Le changement de position de la France qui a finalement accepté de soutenir la proposition de la Commission européenne sur la définition des perturbateurs endocriniens – moyennant un certain nombre d’adaptations du texte – a permis d’adopter des critères pour réglementer ces molécules dans les produits phytosanitaires. Si le Parlement européen et le Conseil ne s’y opposent pas, ces nouveaux critères s’appliqueront à partir de 2018, au fur et à mesure, aux autorisations et réautorisations de pesticides dans l’UE. Une dérogation prévoit que les produits conçus pour perturber le système endocrinien des ravageurs de cultures puissent continuer à être commercialisés s’ils ne présentent pas de risques avérés pour les organismes non-cibles.

Après une année d’intenses tractations, les États membres ont finalement adopté, le 4 juillet, des critères de définition des perturbateurs endocriniens s’appliquant aux produits phytosanitaires suite au revirement de la France jusqu’à présent opposée aux propositions de Bruxelles. Les experts nationaux, réunis en comité permanent, sont tombés d’accord sur un texte – amendant la directive européenne Pesticides – qui a été assez profondément modifié par rapport à sa première version proposée en juin 2016 par la Commission de Bruxelles.