Budget européen 2007-2013

Pressions sur les dépenses agricoles

Dix États membres font pression, plus ou moins directement, sur les dépenses de soutien des revenus et des marchés agricoles dans les très difficiles négociations en cours entre les Vingt-cinq sur le budget communautaire 2007-2013 (perspectives financières), qui pourraient aussi aboutir à une réduction sensible des crédits proposés par la Commission européenne pour le développement rural. L’ensemble du débat est rendu encore plus complexe par le refus du Royaume-Uni de toute remise en cause de la ristourne sur sa contribution nette dont il bénéficie depuis 1984 - « Nous n’hésiterons pas à faire usage de notre droit de veto si nécessaire », a averti le 22 mai le secrétaire au Foreign Office, Jack Straw - ainsi que par la perspective d’élections législatives anticipées en Allemagne cet automne. Espérant toujours un accord politique sur les perspectives financières lors du sommet européen des 23 et 24 mai, la présidence luxembourgeoise de l’Union a convoqué un nouveau « conclave » préparatoire des ministres des affaires étrangères pour le 12 juin.

Dans les discussions sur les dépenses pour les aides directes et les marchés agricoles pour la période 2007-2013, six pays – Autriche, Slovénie, Slovaquie, Pays-Bas, Suède, Royaume-Uni – estiment que les crédits destinés à la Bulgarie et la Roumanie, futurs États membres, devront être inclus dans les plafonds budgétaires fixés pour la Pac (hors développement rural) par le sommet européen d’octobre 2002, qui n’en avait pas tenu compte.

L’Estonie et la Lettonie sont favorables une réouverture de cet accord de 2002.