Viande bovine

Le compromis euro-américain sur le bœuf aux hormones prend vie

Le Parlement européen a approuvé la seconde phase du compromis sur le bœuf aux hormones qui prévoit une augmentation du contingent d’importation communautaire de viande bovine américaine (et canadienne) de haute qualité, en échange de la suppression des rétorsions commerciales imposées à une série de produits de l’UE par Washington (et Ottawa). Bruxelles attend maintenant que, de leur côté, les États-Unis lèvent l’embargo sur le bœuf européen qu’ils appliquent sous prétexte d’ESB depuis 1997. L’administration américaine a entamé une procédure qui pourrait permettre, du moins partiellement, de mettre fin à ce blocage.
Comme le proposait sa commission du commerce international (1), le Parlement européen a voté le 14 mars, par 650 voix contre 11 et 11 abstentions, pour l’augmentation de 20 000 à 45 000 tonnes, à compter du 1er août 2012, du contingent d’importation à droit nul dans l’UE de viande de haute qualité issue de bovins non traités avec des hormones de croissance. Quantité à laquelle s’ajoute pour le Canada un contingent porté de 1 500 à 3 200 t. Cette concession est le résultat de compromis négociés pour mettre fin à la « guerre des hormones ».