Négociations de l’OMC

Pascal Lamy joue son va-tout sur fond de bisbilles européennes

Le directeur général de l’OMC, Pascal Lamy, a annoncé le 25 juin qu’il comptait convoquer à partir du 21 juillet les ministres d’une trentaine de pays membres pour tenter de trouver un accord sur les principaux chapitres du cycle de Doha. La Commission européenne considère qu’une décision à ce niveau est pratiquement prête sur le volet agricole – même si des consultations sont encore en cours sur des questions importantes pour les pays en développement – et que le volet industriel est le principal obstacle à un compromis global. Toutefois, l’évolution de ces pourparlers fait l’objet de fortes réserves de la part de la France qui préside l’UE à partir du 1 juillet, comme l’ont confirmé les critiques formulées par Nicolas Sarkozy à l’encontre du principal négociateur européen, Peter Mandelson. Par ailleurs, Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture français a indiqué, le 25 juin qu’il « ne sentait pas » pas ce dossier. « Les conditions pour qu’il y ait un accord global n’y sont pas » a-t-il rappelé en indiquant que « la machine roule car c’est le dernier carat pour obtenir un accord ».

«Je sais que cela présente des risques, mais je pense qu’il y a plus de 50 % de chances de parvenir à un accord », a commenté Pascal Lamy, qui venait d’annoncer à Genève son intention de réunir le 21 juillet les ministres d’une trentaine de puissances commerciales. Si ces derniers parviennent à un compromis sur l’agriculture, les produits industriels et les services, une conférence de tous les membres de l’OMC sera vraisemblablement organisée dès fin juillet.