Brexit : des mesures d’urgence prévues et réclamées en cas de scénario catastrophe

Les préparatifs s’intensifient pour faire face à un éventuel Brexit sans accord fin mars. Bruxelles assure avoir les moyens de dédommager les agriculteurs des Vingt-sept, irlandais notamment, dont les ventes sur le marché britannique seraient fortement affectées, tandis que, de son côté, l’industrie agroalimentaire de l’UE réclame des mesures temporaires pour éviter les perturbations inévitables qui seraient engendrées, notamment au niveau des douanes et de l’étiquetage des produits.

La première ministre britannique Theresa May devait tenter le 7 février à Bruxelles, où l’avait précédé la veille son homologue irlandais Leo Varadkar, d’obtenir un nouveau compromis sur la question brûlante de la frontière irlandaise, malgré le refus de l’UE de renégocier l’accord de novembre dernier pour un Brexit ordonné. « Nous devons continuer à tout faire pour nous préparer à tous les scénarios, y compris le pire », avait averti le 30 janvier le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, devant les eurodéputés.

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