Libre-échange : l’UE veut aller de l’avant, les États-Unis font machine arrière

Tandis que Donald Trump remet en cause les accords commerciaux conclus par les États-Unis, Bruxelles est plus que jamais décidée à jouer la carte du libre-échange, tout en admettant que les Européens sont de plus en plus réticents face à la mondialisation. La commission compétente du Parlement européen recommande à la plénière d’approuver l’accord entre l’UE et le Canada qui pourrait entrer en vigueur dès avril prochain.

Comme le lui a recommandé le 24 janvier sa commission du commerce international, le Parlement européen devrait donner son feu vert le 15 février à l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada (CETA) qui pourrait ainsi être appliqué à titre provisoire dès avril prochain. Et ce bien que « les citoyens de l’Union soient de plus en plus critiques à l’égard de la mondialisation de nos économies », comme l’a souligné Phil Hogan lors d’un échange de vues des ministres de l’agriculture des Vingt-huit sur les questions commerciales, le 23 janvier.