Présidence française de l’UE

Pac, énergie et… « modestie » parmi les priorités

La Pac, mais aussi la problématique climat-énergie et donc les biocarburants, sont deux des quatre grandes priorités de la France pour sa présidence de l’UE qui débute dans moins d’un mois. Dans le domaine agricole, son objectif est de boucler le bilan de santé de la réforme de 2003, mais aussi, sur fond de négociations bancales à l’OMC, de crise alimentaire dans de nombreuses régions du monde, et de hausse des produits pétroliers, d’engager la réflexion sur l’avenir de la politique commune – sur sa « refondation », comme le dit avec une certaine emphase le chef de l’Etat français. De façon plus réaliste, il s’agira, pour les ministres de l’Agriculture des Vingt-sept, de définir des orientations pour le futur avant que leurs collègues des finances se lancent dans un débat de fond sur la révision du budget de l’UE après 2013. En tout cas, la France est décidée, a assuré le ministre français des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, à placer sa présidence de l’UE « sous le signe de l’écoute des autres et de la modestie », une posture effectivement obligée pour réussir dans cette fonction.

La présidence française de l’UE intervient à un moment particulier, puisque le traité européen de Lisbonne est en cours de ratification et, sauf accident, entrera en vigueur le 1 er janvier 2009, clôturant ainsi « un interminable cycle d’introspection et de remise en cause ouvert par le Traité de Maastricht », pour reprendre les termes employés récemment à Bruxelles par Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères et européennes.