Commerce international
Distorsions de positions à l’OMC entre industriels de la viande
A Bruxelles, l’industrie transformatrice de viande prône une « libéralisation ciblée » du marché des matières premières pour répondre à ses besoins en approvisionnement. Une position à contre-pied du discours des industriels français, notamment ceux de la charcuterie regroupés au sein de la Fict. Ils réclament le maintien d’un système de protection aux frontières afin de pérenniser la production bovine européenne et la sécurité alimentaire.
Entre Paris et Bruxelles, l’industrie de la viande européenne fait le grand écart. Face aux négociations à l’OMC sur la libéralisation du commerce mondial, elle se divise entre les partisans d’une ouverture accélérée des frontières de l’Union aux matières premières importées, du bœuf brésilien et argentin essentiellement, et les tenants du maintien des barrières douanières.