PAI, arômes, compléments alimentaires
La nouvelle frontière de l’alimentaire
Atonie du marché des produits finis de l’industrie alimentaire ? Sans doute, mais pour qui cherche des relais de croissance et une alternative aux ventes devenues si difficiles en GMS, la tentation est forte de se lancer dans les produits alimentaires intermédiaires (PAI), qui par définition relèvent du commerce BtoB. Sur 138 milliards d’euros de chiffre d’affaires que réalisent les industries alimentaires en France, le BtoB industriel et le foodservice (RHF) pèsent 52 milliards, avance le cabinet Solving. Contrairement au BtoC dont le marché est maintenant quasiment plat (-1 à +1% au mieux) et aux débouchés à l’export devenus aléatoires, la croissance est de l’ordre de 6 à 10% sur ces deux autres circuits à peu près équivalents l’un et l’autre. Une bonne raison pour que les organisateurs du SIAL s’attachent maintenant à tenir un salon spécifique, baptisé In-Food et qui aura lieu pour la deuxième fois au CNIT au mois de mars.
Recentrage sur son cœur de métier, sous-traitance, externalisation sont les maîtres-mots qui poussent le marché des produits intermédiaires. Sous cet ensemble de composants alimentaires que vont retransformer à leur usage d’autres industriels ou des intervenants de la restauration, se situent à la fois les PAI ou produits semi-élaborés qui vont servir d’éléments à une recette, et les auxiliaires technologiques (ingrédients, additifs, arômes).