Dior De Cupper (Upfield): « Nos véritables concurrents sont les produits à base de lait animal et non les produits végétaux »

Dior De Cupper
Yann Deret
Alors que l’alimentation végétale connaît un dynamisme renouvelé par l’émergence de nouvelles protéines et des enjeux environnementaux qui touchent de plus en plus le grand public, Upfield (né d’une scission d’Unilever en 2018, et contrôlé par le fonds KKR) prend la parole pour exposer sa vision de marché, les enjeux d’aujourd’hui et de demain et ses exigences en termes réglementaires. Car, challenger en France face à St Hubert dans les corps gras végétaux, Upfield (Planta Fin, Fruit d’Or, ProActiv, etc.) affiche aussi son ambition d’aller sur de nouvelles catégories, à l’image du fromage. Avec sa nouvelle marque d’alternatives végétales au fromage Violife, lancée en avril 2021 en France après le rachat du grec Arivia, et déjà présente sur d’autres marchés, Upfield veut prendre de vitesse ses concurrents, qui ne se font pas attendre à l’image de Bel qui a lancé Nurrissh, après le rachat d’All In Food. Upfield pourra compter sur sa force de frappe industrielle, avec cinq usines en Europe et une présence mondiale où il a réalisé environ 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2020. Le point avec Dior De Cupper, directeur général (DG) d’Upfield pour la France, la Belgique et les Pays-Bas.

Comment se porte le marché des corps gras après les périodes de confinement successives de ces derniers mois ?