OMC

Bruxelles veut relancer les négociations

« », a déclaré le 26 novembre à Bruxelles Pascal Lamy, le commissaire européen au commerce, en présentant à la presse un document dans lequel la Commission fait part de sa volonté de « redynamiser » ces pourparlers et de continuer de privilégier le multilatéralisme par rapport aux accords bilatéraux. Après l’échec de Cancun, les discussions dans le domaine agricole « », l’UE ayant pour sa part déjà réformé sa politique « », a estimé de son côté Franz Fischler. Le commissaire à l’agriculture a confirmé qu’il allait mettre à profit le sommet de la FAO, les 1er et 2 décembre, pour expliquer la position européenne aux partenaires commerciaux, les pays en développement en particulier. S’agissant de la « clause de paix », qui vient à échéance à la fin de l’année, le document de la Commission souligne que « les membres (de l’OMC), notamment ceux qui sont orientés vers l’exportation, devront opérer un choix stratégique entre deux options diamétralement opposées : soit ils estiment que c’est par la négociation multilatérale que l’on avancera vers un système commercial équitable et axé sur le marché, soit ils estiment que c’est par la procédure de règlement des litiges ».

La Commission considère par ailleurs qu’il est possible de remédier à court terme aux problèmes de fonctionnement de l’OMC révélés par l’échec de Cancun en établissant un paquet de réformes relativement modeste mais faisable. Selon elle, celui-ci peut tout à fait être combiné avec les pourparlers en cours, puisqu’il concerne des questions telles que l’amélioration de la préparation et de la conduite des conférences ministérielles, ainsi que de la participation des plus petits pays en voie de développement au processus de négociation.