Le thé français, jeune filière en quête de reconnaissance

En France métropolitaine, une vingtaine d’agriculteurs produisent du thé. Déjà structurés autour d’une association et d’un label, ils demandent davantage de soutien aux pouvoirs publics et aux organisations professionnelles pour développer une production haut de gamme gourmande en investissements et en main-d’œuvre.

Les cultivateurs de thé français ne se comptent déjà plus sur les doigts d’une main. Ils sont une vingtaine en France – essentiellement situés à la Réunion. Le pionnier en métropole s’appelle Denis Mazerolle, ancien ingénieur chez Thalès. Il s’est installé en 2005 dans une vallée verdoyante du Morbihan, où il cultive 3,5 hectares de thé dont un tiers est consacré à l’expérimentation. Installé avec sa femme Weisi, il croit dur comme fer à l’avenir du thé dans l’Hexagone, et notamment en Bretagne, malgré une concurrence internationale féroce.