Parti du port de Sète début septembre, un navire transportant plusieurs centaines de bovins français a vu son débarquement refusé au port d'Alger par les autorités locales pour une «différence d'interprétation» de documents sanitaires, a expliqué le cabinet du ministre de l'Agriculture lors d'un point presse le 21 septembre, réagissant à une alerte de l'ONG Welfarm. Le différend porterait sur l'interprétation des documents joints au certificat d'exportation de trois animaux, indiquant «IBR positif» en raison de leur vaccination contre la rhinotrachéite infectieuse bovine. Le navire doit revenir prochainement au port de Sète, où les animaux seront euthanasiés en raison du risque d'introduction de la fièvre aphteuse lié à leur affouragement dans le port d'Alger. L'ONG Welfarm a alerté les autorités sanitaires, françaises, communautaires et internationales, s'inquiétant des «souffrances infligées aux animaux» en raison de la durée du trajet, et des conditions de vie dans ces navires qu'elle qualifie de «cargos-poubelle». Le cabinet du ministère promet une inspection à l'arrivée du navire en France.
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