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Céréales : la meunerie française partie pour retrouver des volumes d'avant Covid

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Contactée par Agra Presse, l’association nationale de la meunerie française (ANMF) estime que la quantité de blé tendre hexagonal écrasée par l’industrie a augmenté de 6% sur les 11 premiers mois de 2024 (par rapport à la même période de 2023), avec 4,8 Mt. S’il manque encore les chiffres de décembre 2024, «la période des fêtes étant habituellement propice à la consommation de farine, les livraisons déjà réalisées en décembre pourraient permettre à la meunerie de renouer avec ses volumes d’avant la crise du Covid», se réjouit Jean-Jérôme Javeleaud, administrateur de l’ANMF. Plusieurs raisons sont avancées pour justifier ce constat. Une note du syndicat de décembre 2024 fait état d’un bon dynamisme du marché de la farine, que ce soit au niveau intérieur ou à l’export. Concernant ce dernier, la meunerie relève la hausse annuelle des exportations nationales de farines, qu’elles soient brutes ou travaillées (transformées en pains, en viennoiseries, etc.). Selon les statistique douanières, 197 900 t de farine brute ont été expédiées entre janvier et novembre 2024, contre 194 300 t sur l’ensemble de 2023. Et, selon FranceAgriMer, 137 000 t de farines transformées ont été expédiées en 2024, contre 127 000 t en 2023. Autre explication invoquée justifiant l’accroissement de la demande de blé par les meuniers: «Il faut plus de grain pour produire la même quantité de farine, en raison des faibles poids spécifique (PS) obtenus lors de la récolte hexagonale 2024», précise Jean-Jérôme Javeleaud.