Accusés par l’UNPT (producteurs de pomme de terre, FNSEA) d’avoir, pour certains, unilatéralement revu à la baisse leurs contrats, les transformateurs ont rétorqué, le 3 septembre dans un communiqué, que «non la contractualisation ne recule pas», appelant à «consolider les acquis, et garantir le respect des engagements mutuels». La fédération a par ailleurs tenu à tempérer les conséquences de la chute des prix de la pomme de terre observée sur le marché libre (non contractualisé) sur les revenus des producteurs. « Le marché "libre" spéculatif est donc en forte baisse. Pour autant, les volumes réellement échangés à prix bas sont négligeables et ne reflètent pas le prix moyen payé au producteur via les contrats », expliquent les industriels. La fédération indique que « plus de 80 % des volumes ont été engagés par des contrats de pré-saison entre producteurs et industriels (…) comme chaque année ». Elle confirme néanmoins que la progression de la sole hexagonale 2025 dépasse les besoins contractés par les producteurs avec les industriels. La FNTPT ajoute que la demande s’effrite : « les ventes alimentaires semblent avoir marqué le pas durant l’été, traduisant un ralentissement de la consommation sur l’ensemble des segments ». Elle espère un redémarrage du marché via le rebond de la demande en surgelés, sachant que la France fait face à une forte concurrence.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Œufs alternatifs : le Canada à la traîne derrière les États-Unis
L’organisation animaliste internationale Mercy for Animals constate que le Canada stagne à 21 % de sa production…
Loup : contre l’exécutif, le Sénat assouplit à nouveau les règles de gestion
À l’occasion de l’examen du projet de loi d’urgence agricole le 2 juillet, les sénateurs ont assoupli à nouveau le…
Porc : les Pays-Bas ont exporté 21 % de porcelets en moins au premier semestre
Les exportations néerlandaises de porcelets, concentrées sur l’Espagne et l’Allemagne, ont reculé de 21 % au premier…