Accusés par l’UNPT (producteurs de pomme de terre, FNSEA) d’avoir, pour certains, unilatéralement revu à la baisse leurs contrats, les transformateurs ont rétorqué, le 3 septembre dans un communiqué, que «non la contractualisation ne recule pas», appelant à «consolider les acquis, et garantir le respect des engagements mutuels». La fédération a par ailleurs tenu à tempérer les conséquences de la chute des prix de la pomme de terre observée sur le marché libre (non contractualisé) sur les revenus des producteurs. « Le marché "libre" spéculatif est donc en forte baisse. Pour autant, les volumes réellement échangés à prix bas sont négligeables et ne reflètent pas le prix moyen payé au producteur via les contrats », expliquent les industriels. La fédération indique que « plus de 80 % des volumes ont été engagés par des contrats de pré-saison entre producteurs et industriels (…) comme chaque année ». Elle confirme néanmoins que la progression de la sole hexagonale 2025 dépasse les besoins contractés par les producteurs avec les industriels. La FNTPT ajoute que la demande s’effrite : « les ventes alimentaires semblent avoir marqué le pas durant l’été, traduisant un ralentissement de la consommation sur l’ensemble des segments ». Elle espère un redémarrage du marché via le rebond de la demande en surgelés, sachant que la France fait face à une forte concurrence.
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