Bien-être animal : les Vingt-sept prudents sur l’interdiction des cages

Sans s’y opposer, les ministres de l’Agriculture de l’UE réunis le 19 juillet à Bruxelles, ont pour la plupart prévenu que l’interdiction des cages pour l’élevage dans l’UE, annoncée par la Commission européenne, demanderait une période de transition longue et des aides suffisantes pour les producteurs. La proposition portée par la France et l’Allemagne d’interdire le broyage des poussins mâles dans l’UE a reçu un accueil similaire. Bruxelles doit présenter fin 2023 un projet de révision de l’ensemble de la législation européenne sur le bien-être animal.

Sur le principe, tous les États membres, ou presque, y souscrivent : il faut renforcer les règles de l’UE en matière de bien-être animal. Lors de leur réunion du 19 juillet à Bruxelles les Vingt-sept ont soutenu la proposition de la Commission européenne d’interdire progressivement l’élevage d’animaux en cage (1). Ils ont aussi apporté leur soutien aux initiatives lancées, d’une part, par l’Autriche qui plaide pour de nouvelles règles sur la densité des élevages de dindes, et d’autre part la France et l’Allemagne qui veulent mettre fin au broyage des poussins mâles.