L’aquaponie se fraye un chemin chez les agriculteurs

L’aquaponie se fraye un chemin chez les agriculteurs
Avec seulement 18 fermes commerciales en France, le monde de l’aquaponie – technique combinant pisciculture et production végétale – est encore minuscule bien qu’en ébullition. Séduisante sur le papier, cette nouvelle forme de « polyculture-élevage » est techniquement complexe à mettre en place et encore incertaine économiquement. Pour l’heure, ce sont des micro-fermes sans attaches préalables avec le milieu agricole qui lancent la dynamique. Les maraîchers historiques demeurent frileux… bien que curieux. De manière surprenante, ce sont des céréaliers qui pourraient opérer le rapprochement. En Eure-et-Loir, la Scael s’est rapprochée du leader du saumon élevé en France AMP (Aquaponic Management Project). Un projet commun prévoit la création d’une ferme aquaponique de 2 ha à Chartres, et le déploiement de petits modules chez les agriculteurs. En coulisses, Maïsadour songe fortement à leur emboîter le pas.

Convertir des poulaillers en fermes aquaponiques. Voilà à quoi réfléchit le groupe coopératif Maïsadour (maïs, volaille, foie gras) pour permettre à ses producteurs de se diversifier. « On en est à définir le projet, indique le directeur du pôle animal de Maïsadour Jean-Louis Zwick. Notre objectif est d’avoir un pilote aquaponique à l’horizon 2024, pour un déploiement chez les agriculteurs d’ici 2030. »

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