L’azote pourrait limiter le développement de la bio

Dans un article paru le 13 mai dans Nature Food, des chercheurs de l'Inrae estiment que le monde pourra difficilement aller au-delà de 60 % de surfaces bio, en raison des besoins en azote des cultures. Une transition qui supposera déjà de revoir en profondeur notre alimentation et les systèmes d’élevage.

« Nous voulions contribuer au débat sur la manière dont l’agriculture biologique pourrait nourrir le monde », résume Sylvain Pellerin, chef adjoint du département Agroecosystem de l'Inrae et co-auteur de l’article paru le 13 mai dans Nature Food. Dans cette analyse, les chercheurs ont utilisé un modèle maximisant les calories produites sur des mailles de 100 km2, en fonction de l’assolement et des ressources en azote. Grâce à ce modèle, les auteurs ont pu analyser une trentaine de scénarios prévoyant des fourchettes allant de 20 à 100 % de surface bio.

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