Ce qui se cache sous les déconversions dans le bio

Xavier Remongin
Agra Presse publie en exclusivité les chiffres des déconversions bio depuis 2008. Un phénomène limité, qui représente environ 4 % des effectifs des fermes bio en 2021 d’après des estimations provisoires, mais qui pourrait atteindre 5 %. Car si les départs en retraite sont la principale explication des déconversions, celles-ci pourraient augmenter dans les prochains mois, dans un contexte de prix en berne, d’embouteillages sur les marchés, et de nouvelle programmation Pac. Quelques filières, comme le vin ou les œufs, semblent cependant à même d’amortir le choc, en diminuant à court terme leur volume de production. Et en lait ou en volailles de chair, certains « verrous » techniques empêcheront aussi les producteurs de revenir trop facilement en arrière.

« C’est un signal faible que nous regardons attentivement », résume Laure Verdeau, directrice de l’Agence bio. Sollicitée par Agra, son agence dévoile ces chiffres pour la première fois : en 2021, au moins 2 300 exploitations auraient quitté la bio. Des « abandons » représentant seulement 4 % des 58 720 fermes certifiées du territoire, une proportion correspondant à la moyenne des cinq dernières années. Autre point de repère souligné par l’Agence bio : les arrêts restent largement inférieurs aux 7 500 nouvelles conversions de l’année.

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