Les assolements de luzerne (en déshydratation) pourraient reculer d’environ 4-5% en 2023, a indiqué Luzerne de France (section de la Coopération agricole) à l’occasion d’une conférence de presse, le 14 février. «C’est à confirmer, il s’agit d’engagements provisoires», précise son directeur Yann Martinet. Cette baisse des assolements peut s’expliquer par le prix élevé, et donc attractif pour les cultivateurs, des céréales dans le contexte de la guerre en Ukraine. Des décisions internes aux coopératives ont pu également jouer, ajoute le directeur. Les surfaces de luzerne ont progressé de 1,5% en 2022 par rapport à 2021, pour s'élever à 70 000 hectares. Ce chiffre n’avait pas été atteint depuis 2012. «Le dynamisme des surfaces est maintenu par le verdissement de la Pac», souligne Yann Martinet. La production a été quasi stable (755 000 tonnes) avec de fortes disparités régionales en fonction de la pluviométrie. Les années de sécheresse s’enchaînent et le rendement reste, encore en 2022, «inférieur aux attentes», constate Pierre Begoc, directeur de Désialis (mise en marché). «On a du mal à atteindre 12 tonnes par hectare depuis 2017, qui était une bonne année», explique-t-il.
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