Porc et plein air : une exception britannique
Au Royaume-Uni, près de la moitié des truies mettent bas en extérieur, dans le cadre de filières où les porcs sont le plus souvent engraissés sur paille. Cette exception britannique est née d’une crise : en 1999, le gouvernement a interdit les cases de gestation pour les truies bien avant la réglementation européenne, provoquant l’affaissement de la filière britannique et l’augmentation des importations. Pour survivre, la filière a misé sur un modèle singulier, très différent du porc plein air bio à la française : des élevages de 900 truies en moyenne, élevées dans des champs clôturés, avec des performances techniques et un coût de revient jugés comparables au porc standard. Le modèle est largement soutenu par les GMS au travers de marques de distributeurs dédiées. Toutefois son extension pourrait notamment buter sur les disponibilités foncières.
En Angleterre, où se concentre l’essentiel du cheptel porcin britannique, près d’une truie reproductrice sur deux vit désormais dans les champs où se mêlent les portées de plusieurs mises bas. L’essor de ce système remonte à la fin des années 1990, lorsque Londres a aboli les cases de gestation, devançant de plus d’une décennie l’obligation européenne de la gestation en groupe.