Volaille : une pétition de L214 contre l’extension d’un élevage du Pas-de-Calais

Via une pétition lancée le 7 avril, L214 appelle la préfecture du Pas-de-Calais à « ne pas autoriser » l’agrandissement d’un élevage de poulets situé à Pihem, près de la Côte d’Opale. « Un projet démesuré, un calvaire pour les animaux, et une aberration économique », résume l’association abolitionniste dans un communiqué. La demande d’autorisation déposée par la SARL Leblond vise à multiplier sa capacité de production par plus de cinq (122 800 places contre 22 000 actuellement), portant sa production à plus de 800 000 poulets par an. « Pour ce projet, l’éleveur doit emprunter près de 1,4 M€ sur douze ans », souligne l’ONG, « il devra rembourser 10 500 € par mois, tout ça pour espérer se verser un salaire dérisoire de 9 600 € par an, soit 800 € par mois ». Des chiffres issus du dossier déposé dans le cadre de la procédure ICPE (Installations classées pour la protection de l’environnement), publié par L214. Au 14 avril, la pétition, qui n’évoque aucun manquement à la réglementation, avait récolté plus de 70 000 signatures.

« Dans cet élevage, les antibiotiques tels que le narasin, l’amoxicilline ou la salinomycine sont administrés aux animaux tout au long de leur vie », ajoute L214. Des « faux arguments récurrents sur les antibiotiques », a réagi l’interprofession des volailles de chair Anvol dans un communiqué le 7 avril. « Les antibiotiques ne sont jamais utilisés à titre préventif en France, rétorque-t-elle. Ils ne sont utilisés qu’en cas de maladie avérée des volailles, sur prescription d’un vétérinaire et pour une durée strictement déterminée. » Dénonçant un « commerce de la peur et de la désinformation », Anvol rappelle que « les élevages de poulets français restent minuscules comparativement aux installations ukrainiennes ».

Le projet vise une production de 800 000 poulets par an

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