Porc : un marché coupé en deux
Depuis l’an passé, la part des porcs mâles entiers dépasse celle des castrés dans le grand Ouest, avec 53 % des abattages. Et nul ne sait si cette tendance se poursuivra. Depuis l’interdiction de la castration à vif, les éleveurs sont très attirés par l’arrêt de la castration, par confort et intérêt économique. Après les pionniers Cooperl et Agromousquetaires, une partie croissante des abatteurs s’y convertit, encouragés par des distributeurs intéressés par l’allégation bien-être animal. Pour Bigard, qui fait de la résistance, un problème d’excès d’offre va se poser, les charcutiers recherchant la qualité de la viande de porc castré. Pour l’heure, le cadran de Plérin et les notations d’Uniporc tardent à refléter cette nouvelle réalité, mais des réformes sont en cours.
C’est désormais un fait majoritaire dans le grand Ouest, qui pèse 85 % de la production nationale de porcs : les mâles entiers représentent 53 % des abattages, selon les statistiques 2025 d’Uniporc (pesée et classification des carcasses).
C’est l’interdiction européenne de la castration à vif des porcelets à la fin 2022 qui accéléré l’avènement du mâle entier, qu’avaient notamment initié Agromousquetaires et Cooperl, en couplant ce mode d’élevage à l’allégation sans antibiotique, qui a rencontré un franc succès dans les rayons des supermarchés.