Si l’interprofession du foie gras cherche à couvrir le potentiel de consommation intérieure de foie gras à travers ses besoins de production d’ici à 2035, elle souhaite aussi très vivement retrouver ses capacités à exporter, non seulement vers les pays européens, mais aussi vers les pays tiers. Dans le cadre des conférences pour la souveraineté alimentaire, le comité interprofessionnel Cifog vise pour les dix ans à venir la création annuelle de 55 élevages de canards prêts à gaver ou d’engraissement et une centaine de reprises d’ateliers par an. Ce qui représenterait un investissement sur dix ans de 250 millions d’euros, précise-t-il. Le rayonnement international du foie gras français nécessite en effet cette présence à l’export, estime la profession. Le Cifog attend tout particulièrement la réouverture du Japon, après la visite diplomatique d’octobre 2025 dans ce pays. Fabien Chevalier, président du Cifog, a fait part à Agra Presse au Sia de sa conviction que le Japon s’ouvrira à nouveau au foie gras de France après avoir fermé ses frontières du fait de la vaccination des canards, dès que ce pays décidera de vacciner ses poules pondeuses, ce qui selon lui ne saurait tarder du fait de ses fortes pertes en œufs.
Mais la menace du foie gras chinois a fait irruption au Sia. La Chine en aurait produit 12 000 tonnes en 2025 (à comparer aux 15 000 t de la France), d’après la presse chinoise, contre quelques centaines de tonnes il y a dix ans, signale Marie-Pierre Pé, directrice du Cifog. Elle juge auprès d’Agra Presse que « la production chinoise de foie gras est une information nouvelle importante sur le marché international, qui peut très rapidement atteindre la souveraineté de la filière française ».
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SC