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Promotion : la viande, l’alcool et le bio au cœur des discussions des eurodéputés

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À l’occasion de la réunion de la commission de l’Agriculture du 2 juin, les eurodéputés ont eu, une nouvelle fois, l’opportunité d’échanger sur le projet de rapport d’initiative de l’Italien Salvatore De Meo (PPE, droite) concernant la mise en œuvre de la politique de promotion du secteur agroalimentaire de l’UE. Sur les 293 amendements déposés avant la limite du 15 avril, le rapporteur s’attend à parvenir à une vingtaine de compromis concernant plusieurs sujets comme la question de la simplification, la souplesse du programme, l’équilibre géographique, la gestion des crises ou encore la promotion des exportations et le meilleur accès aux petites et moyennes exploitations.

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Toutefois, Salvatore De Meo constate des divergences marquées entre les groupes politiques sur l’inclusion de certains produits dans les objectifs politiques de la promotion. La Luxembourgeoise des Verts, Tilly Metz, estime qu’il faut encourager la suppression progressive des fonds destinés à la viande transformée et aux boissons alcoolisées afin d’être en cohérence avec les objectifs en matière de santé publique. A contrario, pour la Française Céline Imart (PPE), il est essentiel de les soutenir « car ces productions sont les racines profondes de nos territoires, de leur histoire et le fruit d’un savoir-faire unique ». Autre sujet : l’utilisation insuffisante des fonds destinés aux produits biologiques. Le socialiste italien Dario Nardella pointe la complexité administrative et la dimension d’un projet non adapté aux PME qui travaillent dans cette filière plutôt que le manque d’intérêt. De son côté, le rapporteur propose davantage de souplesse pour offrir un meilleur accès aux produits bio mais propose également un redéploiement des fonds non utilisés vers d’autres secteurs.

Les négociations techniques entre les rapporteurs vont à présent pouvoir débuter avant un vote en commission de l’Agriculture qui aura lieu le 29 septembre.