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Onima lève des fonds pour accompagner la montée en puissance de son process

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L'ingrédient produit par Onima est riche en protéines et en fibres. Crédits : © Onima

La société Onima, qui transforme la levure de bière en super ingrédient, est en cours de levée de fonds, pour un montant de 4 M€, dont une partie réservée sur la plateforme Lita. 

Onima (ex Yeasty) est en cours de levée de fonds en actions, via un tour de table de 4M€, auprès d’actionnaires historiques notamment, dont 600k€ réservée aux investisseurs sur Lita. La société explique sur la plateforme que cette levée de fonds « vise à financer le passage à l’industrialisation du procédé via la sous-traitance, afin de pouvoir produire à plus grande échelle ». Une partie de ce financement servira également « à lancer la commercialisation, après plusieurs phases de tests déjà réalisées avec des prospects industriels pour valider le produit et ses usages ». Ce tour de financement intervient en même temps que la sélection d’Onima au sein de la cohorte 2026 du EIT Food du Accelerator Network. En rejoignant le pôle d'Helsinki du réseau européen, axé sur les solutions circulaires pour les systèmes alimentaires, la société bénéficiera d'un soutien dans la réalisations de ses deux objectifs clés.

Lire aussi : Yeasty veut industrialiser sa protéine obtenue à partir de levure de bière

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Cofondée en 2021 par Juan Londono Leon (CEO) et Mathieu Durand (CTO), (Nikola Stefanovic, le troisième cofondateur a quitté l’opérationnel, ndlr), la société produit un ingrédient à forte valeur ajoutée nutritionnelle, à destination de l’alimentation humaine, à partir de levures de bière. Onima a développé un procédé breveté unique appelé désamérisation qui élimine l’amertume de la levure, l'un des principaux défis pour sa valorisation. Le produit fini, qui se présente sous forme d’une farine « riche en protéines (50%) et en fibres (30%), avec un goût umami équilibré », indique la société, peut être utilisé dans « les fromages végétaux, les substituts de viande et l’alimentation animale, pour remplacer des protéines classiques ». Selon l’entreprise, qui valorise également les coproduits issus de la panification et de la meunerie, environ 500 kt de levure de brasserie usagée sont produits chaque année dans le monde.

Rendre le modèle rentable

Onima qui précise avoir « déjà des intérêts significatifs de groupes agroalimentaires leaders dans leurs secteurs », a déjà testé et validé son procédé de désamérisation dans des conditions pilotes avec une production de 100 kg. Cette étape a permis de sécuriser le procédé et de confirmer sa faisabilité technique avant le passage à plus grande échelle. Maintenant, Onima a pour objectif de « passer par des partenaires CDMO (Contract Development Manufacturing Organisations) spécialistes en sous traitance de biotechnologies pour industrialiser et atteindre une montée en échelle d’environ x20 », explique-t-elle sur Lita. L'entreprise précise avoir déjà identifié des prestataires industriels « pour rendre le modèle rentable ». Onima qui compte réduire ses coûts de production grâce à la montée en charge et à la sous-traitance, prévoit « une forte croissance des volumes (de 0 à 8 000T d’ici 2031) et une rentabilité visée à partir de 2028 autour de 11M€ de chiffre d’affaires », indique-t-elle sur Lita.