Coopératives : feu vert sous conditions à la fusion Euralis-Maïsadour
L’Autorité de la concurrence a donné son accord le 17 juillet au projet de fusion entre les groupes coopératifs Euralis et Maïsadour. « Il est toutefois conditionné à trois séries d’engagements présentés par les parties afin de répondre aux risques d’atteinte à la concurrence résultant de cette concentration », indique l’Autorité de la concurrence. Les deux groupes du Sud-Ouest « transférer à des concurrents d’ici le 17 juillet 2031 un volume de production d’au moins 2 millions de canards gras », en cédant Canadour (production de canards gras) et la marque Sarrade (destinée à la restauration hors domicile). Ensuite, les parties se sont engagées à mettre en place des mesures. Ils devront aussi favoriser « la reprise des exploitations des producteurs adhérents de la nouvelle entité par des concurrents. » Autre engagement : céder à des concurrents douze infrastructures de collecte (silos ou plateformes) de céréales, oléagineux et protéagineux. Enfin, Maïsadour s’est engagé à céder son usine nutrition animale située à Pomarez, dans les Landes, à un concurrent agréé par l’Autorité. Les deux coopératives réfléchissent à se rapprocher depuis 2021, notamment en raison de surcapacités dans le canard gras. Elles avaient été obligées d’abandonner un projet d’entreprise commune dans le canard gras en 2023.
Loi d'urgence : Lecornu demande aux ministres de «consulter» les groupes parlementaires
Sébastien Lecornu a demandé aux ministres concernés par le projet de loi d’urgence agricole de «consulter» les groupes parlementaires, a fait savoir vendredi son entourage, alors que le gouvernement craint un rejet du texte malgré un compromis trouvé la veille entre députés et sénateurs qui n’a pas apaisé les critiques. «Le Premier ministre (Sébastien Lecornu) a demandé aux ministres compétents de consulter les groupes politiques de l’Assemblée pour recueillir leur analyse et position sur le texte issu de la commission mixte paritaire» (CMP), a rapporté l’entourage de M. Lecornu. Jeudi matin, l’entourage de M. Lecornu avait alerté sur «le risque que l’ensemble du texte soit rejeté à l’Assemblée nationale» si cette mesure était maintenue. Le groupe Renaissance a tenu une réunion à ce sujet vendredi. Une trentaine de députés y ont participé, selon une source en son sein, avec des avis «assez partagés» sur le texte. «Aujourd’hui, il n’y pas de position de groupe. D’ici lundi on y verra plus clair», précise cette source, indiquant qu’il faut discuter avec le gouvernement de la «solidité juridique» de l’ajout de ces mesures sur les pesticides. Une autre source au sein du groupe a confirmé des échanges avec le cabinet de M. Lecornu. «On va faire les calculs (...) savoir si ça passe ou pas». «Chacun compte ses troupes (...) Le Premier ministre ne peut pas se permettre d’un rejet de ce texte, donc il faut qu’il s’assure qu’il a une majorité, il faut qu’il le fasse avec le MoDem, avec nous, avec Horizons et même avec LR», confie un député macroniste. Le groupe MoDem doit également tenir une réunion samedi matin, selon une source à l’AFP. Le gouvernement peut toujours amender le texte jusqu’à la dernière minute lors de l’examen définitif du projet.
Acétamipride : les associations spécialisées concernées soutiennent le compromis de la CMP
Au lendemain de la réunion conclusive de la commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi d'urgence, les associations spécialisées des filières noisette (ANPN), cerise (AOPn Cerise) et pomme (ANPP) «saluent», dans un communiqué commun le 17 juillet, le compromis trouvé sur l'acétamipride et le flupyradifurone, et appellent les parlementaires « à confirmer cet accord », lors du vote en séance les 20 et 21 juillet. La veille, la CGB (betteraviers, FNSEA) avait aussi «salué cette avancée». Comme proposé par le sénateur Duplomb à titre de compromis, le texte issu de la CMP restreint les dispositions relatives à la réautorisation de l'acétamipride (uniquement sur noisette) et du flupyradifurone (en enrobage sur betterave, pulvérisation sur cerise et pomme). La décision serait prise par l'Anses et non par la ministre de l'Agriculture. «Changer la loi française pour réautoriser, de façon ciblée et encadrée, l’usage de flupyradifurone est une condition indispensable de notre compétitivité quand tous les voyants sont au rouge, déclare le président de la CGB, Franck Sander, cité dans le communiqué. Nous aurions aussi souhaité pouvoir utiliser l’acétamipride mais son usage sera réservé à la noisette».
Carbone : comment Bruxelles veut faire profiter l'agriculture de la révision du marché européen
La Commission européenne a présenté le 17 juillet sa très attendue révision du système d'échange de quotas d'émission (SEQE) pour répondre à la grogne des industriels de l’UE. Ils pourront bénéficier plus longtemps de quotas carbone gratuits qui seront supprimés en 2038, contre 2034 dans le système actuel et auront la possibilité d'acquérir à partir de 2036 des crédits carbone internationaux. Comme annoncé dans le plan d’action pour les engrais, le texte prévoit d’affecter, dans le cadre d’un Fonds de modernisation, une partie des recettes du SEQE à des investissements visant à réduire les émissions agricoles liées à une utilisation plus efficiente des engrais et à accompagner les agriculteurs dans l’adoption d’engrais biosourcés, organiques et issus de l’économie circulaire. De plus, Bruxelles s’engage à étudier la possibilité d'échanger des crédits carbone agricoles sur le marché du SEQE mais seulement lors du réexamen du texte en 2034. La Commission européenne vient tout juste d’adopter les trois premières méthodologies reconnues dans le cadre de la législation sur la certification volontaire du stockage de carbone agricole.
Engrais : feu vert des Vingt-sept à l’aide de 540 M€ de la réserve agricole
Les Etats membres ont, comme prévu, donné le 17 juillet en comité sur l’organisation commune des marchés leur feu vert à l’aide d’urgence de 540 millions € (M€) pour soutenir les agriculteurs face à l’envolée des prix des intrants dans le cadre de la réserve agricole. La répartition entre les Vingt-sept n’a pas évolué par rapport à la proposition initiale : la France va récupérer la part la plus importante avec 107,1 M€ (soit 19,8 % du total) suivie de la Pologne 66,6 M€ (12,3%), de l’Allemagne 60,3 M€ (11,2%), de l’Espagne 50,2 M€ (9,3%) et de l’Italie 45,6 M€ (8,4%). Les États membres pourront compléter cette aide européenne à hauteur de 200% par des fonds nationaux. « Afin de garantir l'efficacité de cette mesure d'urgence, les agriculteurs devront recevoir l'aide financière le plus rapidement possible. Les États membres devront donc distribuer l'aide d'ici le 28 février 2027 », précise la Commission européenne.
Machinisme : l'usine Massey Ferguson de Beauvais n'est pas menacée (AGCO)
Dans un entretien accordé à Agra presse, le président directeur-général du groupe de machinisme Agco (Fendt, Massey Ferguson, Valtra), Eric Hansotia, assure que le site français de fabrication de tracteurs Massey Ferguson, basé à Beauvais n'est pas menacé, malgré la fuite cet automne dans la presse locale d'un document interne laissant entendre qu’une partie de la production beauvaisienne pourrait être délocalisée à l’étranger. «Je pense qu’il s’agit d’un gros malentendu, déclare le patron américain. Nous n’avons jamais eu l’intention de délocaliser l’usine. Les performances de ce site ont toujours été très bonnes, nous y avons investi 110 millions d’euros depuis 2018, nous venons d’y ouvrir un centre dédié à nos clients, appelé Agrispace, où nous invitons près de 20 000 personnes chaque année. Cherchons-nous à nous approvisionner en composants chez des fournisseurs de nouvelles provenances géographiques pour diminuer les coûts ? C’est une partie inhérente de notre activité, car nous essayons continuellement de nous améliorer, mais la marque Massey Ferguson reste implantée ici.» Eric Hansotia explique que l'implantation en France reste stratégique pour le groupe qui «veut être la société du secteur la plus centrée vers les agriculteurs». Or, la France est «notre premier marché en Europe, et l’Europe est notre premier marché mondial.»
Machinisme : les fabricants chinois implantés en UE d'ici 10 ans, prévoit le pdg d'AGCO
Dans un entretien accordé à Agra presse, le président directeur-général du groupe de machinisme Agco (Fendt, Massey Ferguson, Valtra), Eric Hansotia, estime que les fabricants de machines agricoles chinois «seront implantés en Europe dans la décennie à venir». Très présents en Europe dans les salons de machinisme agricole depuis deux ans, mais encore marginaux sur le marché où ils proposent pour l'instant des tracteurs d'entrée de gamme, les fabricants vont peu à peu étoffer leur gamme et structurer leurs circuits de distribution, prévoit le patron américain : « nous ne voulons pas faire l’erreur de penser qu’ils ne fourniront que des produits à bas coût et bas de gamme. Nous pensons qu’ils fourniront un mix de solutions, et nous les prenons très au sérieux.» Face à cette nouvelle concurrence, AGCO veut rester «meilleurs» sur l'ensemble des services apportés aux agriculteurs : «l’agriculture est un métier de confiance (...) Quand les agriculteurs prennent une décision, le produit n’est pas le seul critère ; ils regardent aussi la maintenance, ce qui inclut l’expertise des techniciens, l’accès aux pièces détachées. Même si les fabricants chinois arrivaient sur le marché avec un produit performant, il leur faudra fournir ces autres services. Notre stratégie est de s’assurer que nous sommes meilleurs sur chacun de ces services.»
Sécheresse/maïs : les Landes enchainent une deuxième année «catastrophique» (élus)
Dans un courrier adressé le 16 juillet à la ministre de l'Agriculture, six élus landais dont le président du conseil départemental et le vice-président de la région, tous socialistes, demandent un soutien de l'Etat face à une «deuxième année annoncée comme catastrophique pour la très grande majorité des productions» dans ce département, leader national de la production de maïs. Selon les chiffres de la chambre d'agriculture, l'année 2025 avait déjà été marquée «par un revenu agricole moyen inférieur de 43% à la moyenne décennale». Outre les mesures de droit commun, députés, sénateurs et élus régionaux demandent «un plan de sauvegarde à destination des agriculteurs », pour apporter une «visibilité à court et moyen termes». Ils proposent un ré-abondement du Fonds d’allègement des charges (FAC) et du dispositif d’Aide à la relance des exploitations agricoles (Area). Le conseil départemental des Landes, annonce qu'il vient de voter «plus de 850 000 € de crédits à destination des agriculteurs impactés par des crises», via les dispositifs « agriculteurs en difficultés » et « fonds d’urgences sanitaires et climatiques ». Il s'engage par ailleurs à «prendre toute sa part dans ce plan». Enfin les élus socialistes demandent de faire passer de 184 à 198 Mm3 les volumes d’irrigation prélevables dans les cours d’eau non réalimentés et les nappes d’accompagnements du sous-bassin de l'Adour.
Lait: aux Etats-Unis, Fairlife suspend sa production à cause d’une cyberattaque
Coca‑Cola Company a annoncé le 16 juillet que le spécialiste des produits laitiers hyper-protéinés Fairlife « a identifié un accès non autorisé par un tiers à une partie de ses systèmes, y compris ses systèmes liés à la production, en lien avec une attaque par rançongiciel », selon un communiqué de Coca-Cola Company, propriétaire de Fairlife. A la suite de cet incident, les opérations de production de Fairlife aux États-Unis sont temporairement suspendues, mais pas celles au Canada, où Fairlife est également présent. « L'enquête et l'évaluation de l'impact de l'incident par l'entreprise sont en cours, avec l'aide de conseillers externes et d'experts en cybersécurité. L'entreprise a également informé les forces de l'ordre. L'étendue, la nature et les impacts complets de l'incident ne sont pas encore connus », précise Coca Cola Company. Les attaques par rançongiciel consistent en général à bloquer les donner, les dérober puis exiger le paiement d’une rançon en échange du déblocage. Fairlife, dont le siège est à Chicago, exploite trois usines et emploie plus de 850 salariés. Il possède un portefeuille de produits laitiers sans lactose, incluant du lait ultra-filtré enrichi en protéines et les boissons protéinées Core Power High Protein Shakes.
Volaille : le logo Volaille française continue de progresser dans les supermarchés
Le logo Volaille française est désormais présent sur 49% des produits transformés de volailles vendus en rayons libre-service des GMS en France, un chiffre en hausse de 6 points par rapport à 2025, selon un communiqué de l'Association pour la promotion de la volaille française (APVF) daté du 17 juillet. « Cette évolution est à mettre en perspective avec un potentiel de progression encore important : 31 % des produits transformés (+ 4 pts par rapport à 2025) répondent en effet aux critères du cahier des charges Volaille Française mais ne portent pas le logo », note l’APVF. Dans ces plats transformés, l’indication de l’origine France de la volaille utilisée recule de 6 points et représente désormais 58 % des produits du rayon. « Cette évolution s’inscrit dans un contexte de forte croissance de la consommation de volaille et d’évolution de l’offre qui génèrent une hausse des importations », selon l’APVF. Dans les rayons libre-service, après une légère diminution en 2025, le logo Volaille française connait une progression de 2 points en étant présent sur 74 % des produits. Là aussi, une marge de progression existe puisque 98% des volailles en libre-service sont d’origine française. En revanche, à la coupe, le logo Volaille française recule, présent sur 11 % des produits observés contre 18 % en 2025.
Viande : Bigard en situation de quasi-monopole dans plusieurs régions (presse)
Dans une analyse cartographique inédite publiée le 17 juillet, nos confrères du Monde et de Lighthouse Reports montrent que le groupe Bigard est en situation de quasi-monopole pour l'abattage des bovins dans deux régions, une partie de l'Occitanie et une zone recouvrant notamment les Ardennes et la Meuse. La cartographie est basée sur le nombre d'abattoirs disponibles à quatre heures de route de toutes les intercommunalités françaises. Pour les auteurs, l'évaluation du niveau de concurrence effectué par les autorités lors des rachats d'abattoirs par Bigard ces dernières années a omis certaines conséquences régionales. A l'échelle nationale, Bigard possède, selon les deux médias, «plus de 50% des parts de marché dans 343 intercommunalités, soit 66 000 exploitations». Selon un calcul basé sur l'indice de Herfindahl-Hirschman (concurrence), une ferme française sur cinq peut livrer à un nombre d'abattoirs correspondant à une concurrence inférieure aux «seuils généralement acceptés par la loi». Ils rappellent que le groupe Bigard ne possédait que trois abattoirs en 1998, et 23 en 2025. Sa prédominance sur le marché français correspond à la fois à ses opérations de rachat (Charal en 2008, Socopa en 2009), et à la disparition de nombreux abattoirs, notamment publics.
Abricots : les producteurs dénoncent les importations turques de Lidl
La Fédération nationale des producteurs de fruits ((FNPF, FNSEA) reproche à l’enseigne Lidl, dans un communiqué du 15 juillet, de tourner le dos à la production française en commercialisant des abricots importés de Turquie, et ce en pleine saison nationale. Elle affirme que les abricots vendus par l’enseigne sont de « très mauvaise qualité », majoritairement « immatures, et sans intérêt gustatif ». Elle soutient par ailleurs que plusieurs fruits présentant un calibre inférieur au diamètre minimal autorisé. Selon la FNPF, ces abricots sont vendus à près de six euros le kilos, soit un prix deux fois supérieur à celui pratiqué par plusieurs enseignes concurrentes. « Le bilan carbone de cette offre est déplorable, loin des engagements environnementaux dont l’enseigne se vante souvent », déplore en outre l'organisation, ajoutant que ces fruits bénéficient de conditions techniques bien moins contraignantes que ceux issus des exploitations françaises. Elle reproche enfin à l’enseigne allemande de continuer à se présenter comme un partenaire de l’agriculture française, notamment lors du salon de l’agriculture, alors que ses choix d’approvisionnement sont, selon elle, en contradiction avec ce discours.
Fruits et légumes : face à l'ouverture à l'Arménie, Freshfel rappelle le cadre réglementaire
Dans un post LinkedIn le 16 juillet, Philippe Binard, délégué général de Freshfel Europe rappelle que les importations de fruits légumes d’Arménie, faisant l’objet d’allègements douaniers de la part de l’Union européenne suite à un embargo russe n'échappent pas aux exigences réglementaires communautaires. « Si le marché européen est ouvert aux échanges, il impose le respect de certaines exigences réglementaires et non réglementaires : normes de commercialisation, qualité, règles d'étiquetage, emballage, sécurité sanitaire des aliments et des végétaux, durabilité environnementale et sociale, bonnes pratiques agricoles et respect de normes privées », prévient Philippe Binard. Le secteur arménien des fruits et légumes frais, très dépendant des exportations vers la Russie, fait face depuis fin mai 2026 à un embargo touchant principalement les fruits et légumes. En juin, l’Union européenne a mis en place des mesures commerciales autonomes (MCA) temporaires en soutien au pays. Cela concerne entre autres les poivrons, les tomates, les concombres, les abricots, le raisin et les fruits à pépins.
Fruits et légumes : Rungis va expérimenter de nouvelles pratiques logistiques
Dans son rapport annuel 2025, la Semmaris, (organisme gestionnaire du marché de Rungis) indique que le secteur fruits et légumes va faire l’objet d’expérimentations d’aménagement afin d’améliorer sa desserte logistique. Le secteur représente 70 % des arrivages, une grosse partie des flux et la plus grande masse salariale d’opérateurs et d’entreprises du Marché. Actuellement, la circulation est difficile pour l’ensemble des acteurs en heures de pointe (manque d’espaces logistiques, concurrence des usages). Les expérimentations seront co-construites avec les opérateurs. Plusieurs axes sont envisagés : adaptation des horaires pour limiter les croisements des flux, facturation en fonction de la durée de présence dans le MIN (éviter le parasitisme), amélioration de l’accès aux quais, création d’un nouvel espace de dégroupage, test de véhicules autonomes. D’une manière général, le marché de Rungis ambitionne de créer, à proximité des pavillons, des espaces de groupage et de dégroupage afin de mieux gérer les flux d’acheteurs sur site. « En consolidant leurs commandes par « groupage », on peut gagner en efficacité logistique et en maîtrise des flux, et accueillir plus d’acheteurs satisfaits sur le carreau », précise la Semmaris.
Fruits/légumes/fleurs : au Royaume Uni, New Covent Garden dépasse 1Md £ de ventes
Dans un communiqué le 15 juillet, New Covent Garden Market (NCGM), premier marché de gros britannique pour les fruits, les légumes et l’horticulture, basé à Londres, annonce avoir, pour la première fois, atteint un chiffre d'affaires supérieur au milliard de livres sterling (1,18 Md€) pour l'exercice 2025-2026. Cela reflète une progression de 15,5% par rapport aux 934 millions de livres sterling (1,09 Md€) de l'exercice 2024-2025. Pour comparaison, le secteur fruits et légumes de Rungis a totalisé 4,49 Md€ de ventes en 2025. Dans le détail, New Covent Garden (130 entreprises) a connu une légère hausse de son occupation qui atteignait 96 % en 2026 (contre 91 % en 2024-2025), portée par le marché des fruits et légumes, dont le taux est passé à 97 % (contre 90 % en 2024-2025), et par le marché aux fleurs occupé à 100% malgré l’actuel campagne de modernisation des bâtiments. « Atteindre ce chiffre d'affaires témoigne de la solidité et du rayonnement du marché, ainsi que de la valeur des personnes qui en font ce qu'il est » s’est félicité Wanda Goldwag (OBE), présidente de la Covent Garden Market Authority (gestionnaire). Le marché qui approvisionne plus de 40 % des restaurants, hôtels et traiteurs de Londres, fait actuellement l'objet d'un important projet de rénovation dont l'achèvement est prévu pour 2027.
Oignons: les importations du Maroc ont atteint des records, la France parmi les fournisseurs
Le Maroc a connu une flambée spectaculaire de ses importations d'oignons depuis un an, rapporte le site EastFruit le 13 juillet. Entre juillet 2025 et avril 2026, le pays a importé 21 600 tonnes pour une valeur de 9,4 M$ (8,22 M€). « Ce chiffre est huit fois supérieur au volume d'importation, déjà élevé, de la saison précédente et 2,5 fois plus important que le précédent record établi en 2015-2016 » est-il expliqué. Les Pays-Bas ont dominé l'approvisionnement, représentant plus de 60 % des expéditions, tandis que l'Espagne a fourni environ un tiers du total et la France près de 5 %. Cette crise résulte de la combinaison de conditions météorologiques défavorables ayant perturbé les récoltes dans les principales régions productrices (Tamehdit, Fès, Meknès) et de la politique exportatrice du pays qui privilégie les oignons de qualité, « asséchant » le marché intérieur. Face à la raréfaction de l'offre, les importations sont devenues le seul moyen viable de stabiliser le marché dont les prix s’étaient emballés. De plus, le manque d'installations de chaîne du froid et les pertes post-récolte élevées ont empêché le Maroc de constituer des réserves pour la seconde moitié de la saison.
Salades : en Italie, la première gamme gagne du terrain sur la 4ème gamme (presse)
En Italie, la catégorie des salades fraîches devrait connaître une croissance de 9 % par rapport à 2025, tandis que la valeur augmentera plus modérément (+2 %) en raison de prix moyens inférieurs de 6 % à ceux de l'année dernière, selon le baromètre Agroter/Circana, rapporte le site Italia News le 17 juillet. Pour rappel, 11% des salades exportées par la France sont destinées à l'Italie. Sur juin, la première gamme a progressé dans la grande distribution : +2 % en volume et +3 % en prix moyen, malgré un léger repli la dernière semaine (-2 %), après des mois d’avril et de mai similaires (+14% et +3% de croissance). Cette tendance se ferait au détriment de la 4ème gamme, toujours dominante cependant (80% des volumes). Cela toucherait particulièrement les mélanges de salades : entre janvier et juin, elles ont reculé de 5,2 % en volumes, confirmant une tendance enregistrée depuis deux années. En revanche, les mono-produits conservent une bonne dynamique (+3,5). « La comparaison entre les salades fraiches et la 4ème gamme suggère que la praticité seule ne suffit plus à soutenir la croissance. Cet écart souligne la difficulté à communiquer la valeur ajoutée des offres plus élaborées. Lorsque celle-ci paraît moins évidente, le prix reprend le dessus et la première gamme retrouve sa compétitivité » analyse Agroter.
Bois: nouveau foyer de nématode du pin détecté, cette fois dans les Pyrénées-Atlantiques
Un nouveau cas de résineux contaminé par le nématode du pin a été identifié à Lescar, dans les Pyrénées-Atlantiques, à moins de 100 km des premiers foyers détectés en France dans les Landes, ont annoncé les autorités. «Cette détection, localisée à 60 km à l’est de la zone délimitée autour du foyer identifié en novembre 2025, conduit à l’établissement d’une nouvelle zone délimitée par arrêté préfectoral», a précisé le ministère, vendredi soir, dans un communiqué. Après le tout premier cas détecté dans les Landes, à Seignosse, en novembre 2025, une course contre la montre s’était engagée pour parvenir à éradiquer ce petit organisme avec l’abattage des pins dans une «zone infestée» de 500 mètres autour des conifères contaminés et en retirant les arbres morts d’une zone tampon de 20 kilomètres. Un second cas avait été détecté en mars dernier dans les Landes, à Angresse, à cinq kilomètres de Seignosse. La nouvelle détection dans le département voisin des Pyrénées-Atlantiques entraîne «la mise en œuvre des mesures de lutte dans la zone de proximité immédiate du foyer, ainsi que dans la zone tampon qui l’entoure, conformément à la réglementation européenne», précise le ministère de l’Agriculture dans son communiqué. Classé «organisme de quarantaine prioritaire» par la législation européenne, le nématode du pin est considéré par les autorités comme «une menace sanitaire majeure» pour les forêts de résineux.