Agra Fil du 16 juillet 2026

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UE/Etats-Unis : Bruxelles travaille à une exemption de taxes pour les vins et fromages

La Commission européenne a confirmé, le 15 juillet, avoir formellement demandé aux Etats-Unis d’exonérer plusieurs produits dont certains issus du secteur agroalimentaire des 15% de droits de douane appliqués aux exportations de l’UE. « Nous avons partagé avec nos homologues américains une longue liste d'exportations européennes ou de produits exportés depuis l'UE pour lesquels nous estimons que des réductions tarifaires sont possibles », a ainsi indiqué Olof Gill, porte-parole en chef adjoint en charge du commerce international. Et d’ajouter : « Nous sommes en bonne voie, je crois, dans nos discussions. Les contacts sont réguliers et l'engagement est évident des deux côtés de l'Atlantique ». Il n’a, cependant, pas révélé le contenu de cette liste. Mais, selon l’AFP, celle-ci inclurait notamment l’huile d’olive, les vins et spiritueux et certains fromages tels que le roquefort ou encore le pecorino. Au total, la liste recouvrirait environ 115 milliards d’euros d’exportations, soit 20% de la valeur totale des biens exportés par l’UE vers les Etats-Unis. Cette démarche fait suite à la mise en œuvre par l’UE le 1er juillet de ses engagements prévus dans la déclaration transatlantique conclue en juillet 2025 à Turnberry (Écosse).

Nitrates : une évaluation de Bruxelles confirme que des simplifications de la directive sont possibles

La Commission européenne a finalement publié le 15 juillet son évaluation complète de la directive Nitrates (la première depuis son adoption en 1991) qui doit notamment servir de base à la révision à venir. Celle-ci a pris du retard et ne sera présentée qu’après l’été. Bruxelles a notamment l’intention de proposer un relèvement du plafond légal d’utilisation d’azote pour permettre un recours accru au digestat issu de la méthanisation. L’évaluation de la directive confirme qu’il existe d’autres pistes d'amélioration pour simplifier sa mise en œuvre et « optimiser les résultats pour les agriculteurs et l'environnement ». Les auteurs du rapport constatent que les périodes d’interdiction d’épandage sont parfois trop rigides, surtout dans le contexte de réchauffement climatique et pourraient donc être assouplies. De plus, les règles générales appliquées dans les zones vulnérables ne reconnaissent pas assez le cas des fermes individuelles (les plus petites ou les plus extensives en particulier) qui au contraire participent à réduire les impacts. Des simplifications devraient donc là aussi être envisagées. Malgré une stagnation des concentrations de nitrates dans les eaux souterraines européennes « les progrès réalisés ces dernières années en matière de réduction des pressions agricoles devraient avoir un impact positif sur la qualité de l'eau dans les années à venir », conclut ce travail.

Lait: Lactalis acquiert la branche fromage du canadien Agropur

Lactalis a annoncé le 15 juillet la signature d’un accord avec Agropur en vue de l’acquisition de l’activité fromages de spécialité de ce groupe canadien. « La finalisation de la transaction est soumise à l’obtention des autorisations réglementaires nécessaires », précise un communiqué. « Cette division d’Agropur comprend un portefeuille de marques emblématiques du Québec (Monsieur Gustav, Oka et L’Extra), ainsi que des activités d’importation et génère un chiffre d’affaires d’environ 180 millions de dollars canadiens (plus de 115 millions d’euros) », selon Lactalis. Deux sites de production sont implantés au Québec, à Oka et à Saint‑Hyacinthe. 400 salariés rejoindront Lactalis Canada une fois l’opération finalisée. Lactalis est déjà présent au Canada qui représente le troisième marché du groupe laitier. Avec cette acquisition, il conforte ainsi sa « position de leader sur le segment des fromages ». Dans ce pays, Lactalis compte plus de 30 sites d’exploitation dont 20 usines de fabrication et emploie plus de 4000 salariés. Sa collecte locale de lait atteint 2,2 milliards de litres par ans, permettant de produire plus d’un million de tonnes de produits.

Fromage : forte hausse des ventes de cancoillotte après une vidéo TikTok

Les ventes de cancoillotte IGP ont connu une accélération depuis quelques mois : « +31,4 % de ventes entre le 18 mai et le 14 juin », après « +24,7 % déjà enregistrés entre le 20 avril et le 17 mai », annonce un communiqué du réseau social chinois TikTok daté du 15 juillet. Depuis le début 2026, la hausse atteint +8,6 %, soit 223 tonnes supplémentaires écoulées. La cancoillotte, spécialité de Franche-Comté, a bénéficié d’une mise en avant importante en raison d’une vidéo de l’influenceur Johan Papaz, spécialisé dans les contenus fitness et nutrition, publiée mi-avril. « Les vidéos de recettes, de dégustation et les comparatifs nutritionnels se multiplient alors sur TikTok, créant un puissant effet d'entraînement », selon la plateforme. « Entre mars et mai 2026, le mot-clé cancoillotte enregistre près de 85 000 recherches sur TikTok, alors qu'il était quasiment absent de la plateforme quelques mois auparavant. »  L’Association de promotion de la cancoillotte précise qu’elle n’est pas à l’initiative de la vidéo et qu’il ne s’agit pas d’une publication rémunérée. Les ventes de cancoillotte sont dynamiques depuis plusieurs années. Il s’est vendu 6 639 t de cancoillotte IGP en 2025, un chiffre en hausse de 7 % par rapport à 2024, année au cours de laquelle les ventes avaient progressé de 5,16%.

Ours: l'Etat réautorise l'effarouchement renforcé par les bergers et lieutenants de louveterie

Dans un arrêté paru au Journal officiel le 15 juillet, le gouvernement réautorise des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) à réaliser des opérations d’effarouchement renforcé sur l'ours, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cela concerne «les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries», qui pourront désormais intervenir «en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité», explique le gouvernement dans son document de consultation publique. Le gouvernement assortit cette réautorisation de plusieurs conditions : «obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte-rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations». Dans un communiqué paru le 15 juillet, l'association de défense des animaux sauvages, Ferus, demande le retrait de cet arrêté, arguant que la consultation publique n'allait pas dans le sens d'une validation du texte présenté. Et sur le fond, l'association estime qu'il existe des «alternatives éprouvées» à cette pratique dont les effets ne sont pas, selon elle, «évalués» pour l'ours. Et de citer les parcs de regroupement nocturnes électrifiés, ou les dardes nocturnes des bergers d’appui de la Pastorale pyrénéenne.

Incendies : consultation publique sur un décret encadrant les coupures agricoles

Le ministère de la Transition écologique a ouvert, du 13 juillet au 9 août, une consultation publique sur le projet de décret relatif au contrat de mise en valeur agricole ou pastorale, prévu par la loi de 2023 visant à renforcer la prévention et la lutte contre le risque incendie. Le texte précise les conditions dans lesquelles des zones cultivées ou pâturées pourront être aménagées en coupures agricoles destinées à renforcer la défense des forêts contre les incendies (DFCI), sans être considérées comme des opérations de défrichement dès lors qu’elles s’inscrivent dans le cadre d’un contrat conclu avec l’État. Le texte comporte deux articles : le premier définit les caractéristiques des coupures agricoles et leurs modalités d’implantation et d’entretien ; le second précise le contenu du contrat, ses modalités de contrôle, les sanctions applicables en cas de non-respect et les conditions de fin du dispositif. Pour bénéficier de cette dérogation, les parcelles concernées devront être identifiées comme présentant un intérêt majeur pour la protection contre les incendies, et faire l’objet d’un contrat entre le préfet et le propriétaire de la parcelle, garantissant des pratiques agricoles compatibles avec les enjeux DFCI. La durée du contrat sera alignée sur celle du plan départemental de protection des forêts contre les incendies.

Sylviculture : le Conseil d’État annule un décret sur l’aide au renouvellement forestier

Dans une décision rendue publique le 15 juillet, le Conseil d'État, saisi par l’association Canopée, a annulé le décret du 2 mai 2025 instaurant le régime d’aides au renouvellement forestier, au motif qu’il a été adopté au terme d’une procédure irrégulière, faute d’avoir été précédé d’une consultation publique. La plus haute juridiction administrative rejette en revanche les conclusions dirigées contre l’arrêté du 2 mai 2025, le recours ayant été introduit hors délai. Pour rappel, le décret attaqué fixe les conditions d’attribution des aides publiques au reboisement ou à la régénération naturelle des forêts, notamment les seuils de diversification des espèces plantées, ainsi que l’attribution de l’aide dont le montant représente entre 40 et 65 % des dépenses éligibles. Or, le Conseil d’État estime que ces dispositions sont « susceptibles d’avoir un effet d’incitation significatif » sur le choix des travaux de reboisement des acteurs de la filière forêt-bois, lesquels ont eux-mêmes « une incidence directe sur l’adaptation des forêts au changement climatique et, en conséquence, sur l’optimisation du stockage de carbone ». Le décret ayant ainsi une incidence directe et significative sur l’environnement, son adoption doit être précédée, à peine d’illégalité, d’une consultation du public, rappelle le Conseil d’État.

Céréales à paille : le ministère confirme une production française 2026 autour de 46 Mt

Pour sa première estimation de l'année, le ministère de l'Agriculture prévoit, dans sa note de conjoncture Agreste parue le 15 juillet, que la production de blé tendre 2026 s’établira à 31,996 millions de tonnes (Mt), en recul de 4 % sur un an. La baisse est due au recul du rendement, à 69,3 q/ha (soit une baisse de près de 5 q/ha comparé à 2025), «soit une quatrième année depuis 2017 sous les 70 q/ha», souligne le ministère. Ces chiffres corroborent ceux des opérateurs, dont le cabinet d’analyse HSC (StoneX) qui tablait le 10 juillet sur une récolte de 31,8 Mt, et Soufflet Agriculture (InVivo), qui s'attendait début juillet à « 31,5-32 Mt ». La production d'orge d'hiver est confirmée à 8,8 Mt (+6,1%), et celle d'orge de printemps annoncée à 2,2 Mt, en très forte chute (-36%). La production de blé dur est attendue à 1,087 Mt, en recul de 16% sur un an et de 19,8% comparée à la moyenne quinquennale. Dans la même dynamique, 376 000 tonnes d'avoine devraient être récoltées (-21% sur un an, -5,7% par rapport à 2021-25). A l'inverse, la récolte de triticale rebondit à 1,59 Mt (+2,1% sur un an, +3,1% par rapport à 2021-2025), tout comme celle de seigle, à 116 000 tonnes (+11,4% sur un an, -21,4% par rapport à 2021-2025). Au total, la production de céréales à paille atteint 46,27 Mt, en recul de 4,9% sur un an, et de 2,5% par rapport à 2021-2025)

Blé hybride : Bayer s'accorde avec RAGT pour un lancement en UE et en Amérique du nord

Dans un communiqué paru le 15 juillet, le groupe agrochimique Bayer annonce avoir trouvé un accord de licence avec RAGT pour commercialiser des blés hybrides «à grande échelle d'ici le début des années 2030», en Europe et en Amérique du nord. Pour rappel, les deux sociétés travaillent ensemble depuis 2021 sur la recherche de variétés de blé hybride. Lors du rachat de Monsanto, Bayer avait du céder à BASF sa plateforme de recherche et développement pour le blé hybride. Bayer promet une hausse de productivité de 10%, et prévoit un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros par an d’ici le milieu des années 2040. Avec plusieurs années de retard sur ses annonces, le semencier Syngenta avait indiqué en janvier 2025 avoir réussi à obtenir l'inscription en France de ses premières variétés de blé hybride au catalogue officiel. Le semencier Saaten-Union est le premier à avoir lancé des variétés de blé hybride en France, et prévoyait d'atteindre 100 000 hectares en 2025. En avril, Asur Plant Breeding - qui a repris la distribution du catalogue de Saaten-Union en juillet 2025 - compte doubler ses ventes d’ici trois à quatre ans : en France mais aussi à travers l’Europe.

Protéagineux : la production française de féverole se maintient, le pois décroche (Agreste)

Pour sa première estimation de l'année, le ministère de l'Agriculture prévoit, dans sa note de conjoncture Agreste parue le 15 juillet, que la production de féveroles progresse de 3,3% sur un an (+38% par rapport à 2021-2025), à 294 000 tonnes, grâce aux surfaces en légère hausse. Quant au pois protéagineux, il décroche avec une production en chute de 20,8% (-23,9% par rapport à 2021-2025), à 464 000 tonnes. Il pâtit d'une baisse conjuguée des surfaces et des rendements. Pour rappel, la Stratégie nationale sur les protéines végétales (SNPV), lancée en 2021, vise un doublement des surfaces de légumineuses à graines en France à l’horizon 2030. En 2021, la production de poids protéagineux était de 650 000 tonnes. La filière souffre notamment d'une manque de recherche variétale. A l'automne 2024, la filière a lancé le programme de recherche Pea4Ever, qui a reçu une première subvention publique de 5 millions d'euros en décembre. Lors de l’assemblée générale de la Fop (producteurs d’oléoprotéagineux, FNSEA) le 26 novembre, Laurent Guerreiro, dirigeant de RAGT, à l’origine du GIE Peaboost, aux côtés de Florimond Desprez et Limagrain évoquait « des résultats bluffants ». Pea4Ever prévoit un budget de 50 M€ sur cinq ans, dont 25 M€ de fonds publics. 

Légumineuses : D’aucy lance sa filière française de haricots rouges

Dans un communiqué de presse le 15 juillet, la marque D’aucy  (coopérative Eureden) annonce le développement de sa propre filière de haricots rouges en Bretagne et en Centre-Val de Loire. Fin mai 2026, plusieurs centaines d’hectares ont été semés, mobilisant une dizaine de producteurs. En mars, près de 300 000 boîtes de haricots rouges ont déjà été commercialisées : « Cette commercialisation marque l’aboutissement de deux années d’essais, initiés en 2024 sur quelques hectares, puis étendus à plusieurs dizaines d’hectares en 2025, un processus rapide au regard du temps long agricole », souligne le communiqué. Cette nouvelle offre arbore le logo Origin’Info, progressivement déployé sur l’ensemble des conserves D’aucy depuis fin 2024. La production devrait dépasser plusieurs centaines de tonnes, pour couvrir une partie des besoins annuels de la marque de coopérative. Les volumes restants seront issus de productions françaises cultivées dans d’autres bassins (Sud-ouest, Vendée), D’aucy annonçant l’arrêt des approvisionnements hors frontières (Amérique du Nord, premier producteur mondial, essentiellement). À terme, D’aucy ambitionne de couvrir 100 % de ses besoins en haricots rouges via ses deux bassins de production. 

Fruits et légumes : Denis Meneret reprend les grossistes Profex Occitanie et Profex Bordeaux

Denis Meneret, qui a réalisé l'essentiel de sa carrière dans l'agroalimentaire, a annoncé dans un post LinkedIn la reprise au 1er juin de Profex Occitanie et de Profex Bordeaux, grossistes spécialistes des fruits et légumes. Présent sur les Marchés d'intéret nationaux (Min) de Bordeaux, Agen et Toulouse et spécialisé dans les produits haut de gamme et régionaux, le distributeur réalise 20 millions d'euros de chiffre d'affaires et emploie 27 personnes. Le cédant, Jean-Hugues Belland, par ailleurs président du CTIFL (institut technique), reste à la tête de Profex Rouen et du Fruitier du Ventoux. Denis Meneret pour sa part, après des débuts chez Marie Surgelés, a passé 20 ans au sein d'Ogeu Groupe, spécialiste des eaux minérales naturelles régionales, dont il fut directeur commercial de 2015 à 2019. C'est à cette date qu'il créa son entreprise de direction commerciale et marketing en temps partagé, DM-DCMP, tournée vers les PME et ETI de l'agroalimentaire. (Thierry Goussin)

Snacking : les traitements GLP-1 pèsent sur la croissance de PepsiCo Amérique du Nord

Le groupe PepsiCo peine à relancer sa croissance en Amérique du Nord, confronté à l’essor des médicaments à base d'analogues du GLP-1 (AGLP-1), la hausse du coût de la vie et le virage des consommateurs vers une alimentation plus saine, rapporte Reuters le 14 juillet. Le chiffre d’affaires de la division agroalimentaire de PepsiCo en Amérique du Nord a reculé de 2 %, tandis que les volumes sont restés stables au cours du deuxième trimestre clos le 13 juin, malgré des baisses de prix allant jusqu'à 15 % sur certains de ses produits phares : Lay’s, Doritos, Cheetos. Les volumes de boissons ont, quant à eux, chuté de 4 % au cours du dernier trimestre. Ces résultats de PepsiCo pourraient renforcer la pression exercée par le fonds activiste Elliott Investment Management. Entré au capital de PepsiCo à hauteur d’environ 4 milliards de dollars il y a près de dix mois, il pousse le groupe à redynamiser son activité de boissons, à soutenir le cours de son action et à envisager la cession d'actifs non stratégiques. Cette évolution intervient alors que 21 % des foyers américains avaient recours à un traitement à base d'analogues du GLP-1 (AGLP-1) en mai 2026, contre 9 % en janvier 2025, entraînant une modification des habitudes alimentaires. Les analystes estiment que le redressement de PepsiCo dépendra autant de sa politique de prix que de la rapidité avec laquelle il développera des produits répondant aux nouvelles attentes des consommateurs. 

Chanvre : la coopérative Hemp-It accueillera, en octobre, son nouveau directeur général

La coopérative Hemp-It implantée dans le Maine-et-Loire et spécialisée dans la production de semences de chanvre, annonce s’apprêter à accueillir, le 26 octobre, Alan Walton en tant que directeur général du groupe. Ce poste était vacant depuis le début de l’année suite au départ de Dominique Ego. Alan Walton est, depuis 7 ans, l’actuel directeur de Labosem, un laboratoire indépendant dédié à l’analyse de la qualité des semences, installé également en Anjou. Au sein d’Hemp-It, il aura pour mission « de poursuivre le développement de l’entreprise, de renforcer sa dynamique d'innovation et d'accompagner durablement l'ensemble de ses partenaires ». Fondée en 1964, Hemp-It s’appuie aujourd’hui sur un réseau de 200 producteurs, pour près de 2000 ha de production de semences. (Anne Gilet)