ABC : l’avant-garde se démarginalise
Pratique d’avant-garde, réservée jusqu’ici à quelques initiés, l’agriculture biologique de conservation des sols (ABC) sort depuis quelques années de sa marginalité. L’Inrae, Arvalis et les chambres d’agriculture s’investissent dans les expérimentations ; au moins 41 dynamiques collectives d’agriculteurs sont identifiées en France. La société de gestion d’exploitations, Milpa, en a même fait son credo. Elle gère plus de 6 000 hectares cultivés selon ces principes, assortis d’un revenu garanti et d’une rémunération carbone innovante. Enfin, une start-up agroalimentaire valorise désormais le concept commercialement, et accompagne les producteurs dans leurs efforts. Chez les agriculteurs, les résultats économiques restent encore aléatoires et les défis agronomiques importants, notamment dans la gestion des adventices.
Pour leur 8e édition, fin janvier, les rencontres nationales de l’Agriculture biologique de conservation (ABC) ont affiché complet. Une dizaine de personnes étaient même sur liste d’attente. Depuis quelques années, cette pratique d’avant-garde, réservée à quelques initiés, connaît un écho croissant, qui lui a permis de sortir de sa marginalité.